Onyx Infos

Faille logicielle, frigos à 35 °C, des millions d’euros perdus : les dessous de la cyberattaque inédite qui a frappé les supermarchés français

Une · · Par Claire BERNARD

Faille logicielle, frigos à 35 °C, des millions d’euros perdus : les dessous de la cyberattaque inédite qui a frappé les supermarchés français

## Introduction Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026, une cyberattaque d'une ampleur inédite a visé les infrastructures frigorifiques de plusieu

## Introduction Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre 2026, une cyberattaque d'une ampleur inédite a visé les infrastructures frigorifiques de plusieurs centaines de supermarchés français. Selon les informations rapportées par Le Figaro, les enseignes Coopérative U, Intermarché, Monoprix, Carrefour et E.Leclerc figurent parmi les principales victimes de cette opération coordonnée, qui a paralysé un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement alimentaire nationale. ## Une attaque coordonnée sur l'ensemble du territoire D'après les éléments relayés par Le Figaro, l'attaque s'est déroulée dans la nuit de dimanche à lundi, ciblant simultanément les installations de production de froid de plusieurs centaines de points de vente répartis sur l'ensemble de l'Hexagone. En arrivant dans leurs rayons lundi matin, les salariés de nombreuses enseignes auraient découvert que des réfrigérateurs de rayons entiers avaient été mis hors service, condamnant des stocks considérables de produits frais et surgelés à la destruction. Cette simultanéité laisse supposer, selon plusieurs observateurs cités par le quotidien, une préparation minutieuse et une connaissance approfondie des systèmes ciblés. ## Une faille logicielle au cœur du dispositif Le mode opératoire des pirates semblerait reposer sur l'exploitation d'une faille logicielle présente dans les systèmes de gestion des équipements frigorifiques. Ces dispositifs, souvent connectés à distance pour permettre le pilotage et la surveillance des températures, constitueraient une porte d'entrée privilégiée pour des acteurs malveillants. D'après Dominique Schelcher, le patron de Coopérative U, l'attaque est qualifiée d'« inédite » et d'« d'une extrême gravité ». Ce type d'incident mettrait en lumière la vulnérabilité croissante des infrastructures dites « critiques » de la grande distribution, dont la numérisation s'est accélérée ces dernières années. ## Des pertes économiques considérables Les conséquences financières pourraient se chiffrer en millions d'euros. La destruction de stocks de produits frais et surgelés, conjuguée à l'interruption temporaire d'activité de certains rayons, représenterait un manque à gagner substantiel pour les enseignes concernées. Par ailleurs, la remise en service des installations frigorifiques nécessiterait des interventions techniques d'urgence, dont le coût pourrait s'ajouter aux pertes directes. Selon des sources proches du dossier, la chaîne du froid aurait été rompue pendant plusieurs heures, exposant les denrées à des températures pouvant atteindre 35 °C dans certains magasins. ## Un précédent qui interroge la sécurité des systèmes Cette cyberattaque s'inscrirait dans une série d'incidents visant des infrastructures sensibles en France et en Europe. Toutefois, son ampleur et sa simultanéité sur l'ensemble du territoire constitueraient un précédent préoccupant. En effet, la grande distribution, longtemps considérée comme moins exposée que les secteurs bancaire ou énergétique, apparaîtrait désormais comme une cible de premier choix pour des attaques à visée économique ou de déstabilisation. Les autorités compétentes n'auraient pas encore communiqué officiellement sur l'origine de l'attaque ni sur l'identité des auteurs présumés. ## Conclusion Alors que les enseignes s'emploient à rétablir leurs chaînes logistiques, cette cyberattaque inédite soulève des questions durables sur la sécurisation des systèmes connectés dans la grande distribution. La reconstitution des stocks et la remise en état des équipements devraient s'étaler sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, laissant entrevoir des répercussions persistantes sur l'approvisionnement de certains produits frais.