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« Éviter une autre Lyhanna » : la colère d’un père après la mise en cause d’un animateur périscolaire pour des viols sur des fillettes près de Lyon

Une · · Par Claire BERNARD

« Éviter une autre Lyhanna » : la colère d’un père après la mise en cause d’un animateur périscolaire pour des viols sur des fillettes près de Lyon

# « Éviter une autre Lyhanna » : la colère d’un père après la mise en cause d’un animateur périscolaire pour des viols sur des fillettes près de Lyon Un animate

# « Éviter une autre Lyhanna » : la colère d’un père après la mise en cause d’un animateur périscolaire pour des viols sur des fillettes près de Lyon Un animateur périscolaire âgé d’une trentaine d’années, employé dans un centre de loisirs de la commune de Charly, dans le Rhône, a été mis en cause pour des viols et agressions sexuelles sur deux fillettes de 7 ans. Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 11 juin 2026, le suspect a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue début mai, provoquant la colère du père de l’une des victimes présumées, qui a choisi de médiatiser l’affaire pour « éviter une autre Lyhanna », en référence au drame ayant secoué la région lyonnaise en 2024. ## Un récit glaçant livré par une enfant de 7 ans Les faits auraient débuté il y a plus d’un an, au sein du centre de loisirs de Charly, une commune située dans le sud-ouest de l’agglomération lyonnaise. C’est en avril dernier, lors d’une promenade, que la mère d’Alice* (le prénom a été modifié) aurait entendu sa fille de 7 ans prononcer une phrase troublante : « Je me suis déjà enfermée dans les toilettes avec Clara* et Jérôme et ça puait le zizi. » Selon le récit du père rapporté par *Le Figaro*, cette confidence aurait ouvert une « fenêtre vertigineuse » sur des sévices répétés. Trois jours plus tard, la fillette aurait livré à son père une demi-heure de récit détaillant des attouchements, masturbations, pénétrations, ainsi que des jeux scatophiles et urophiles imposés par l’animateur, toujours dans les toilettes de l’établissement. « Il essayait de rentrer son gros zizi mais ça ne rentrait pas », aurait confié l’enfant, les yeux rivés sur sa poupée pour éviter le regard de son père, selon les propos rapportés par le quotidien. ## Une remise en liberté qui suscite l’incompréhension Malgré ces accusations graves, le suspect aurait été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue début mai, une décision judiciaire qui aurait profondément choqué la famille de la victime présumée. Le père d’Alice, qui a souhaité médiatiser l’affaire, aurait exprimé sa colère et son désarroi face à ce qu’il perçoit comme une faille dans le système judiciaire. « Je ne veux pas qu’une autre Lyhanna soit victime », aurait-il déclaré, faisant référence à l’affaire Lyhanna, du nom d’une fillette de 11 ans violée et tuée en 2024 dans la région lyonnaise, un drame qui avait suscité une vive émotion et des débats sur la protection de l’enfance. Selon des sources proches de l’enquête, la médiatisation de cette affaire aurait permis de révéler l’existence d’une seconde victime présumée, une autre fillette fréquentant le même centre de loisirs. Les investigations se poursuivraient pour déterminer l’ampleur des faits et l’éventuelle implication d’autres personnes. ## Un contexte de défiance envers les institutions Cette affaire intervient dans un climat de défiance croissante envers les institutions chargées de la protection de l’enfance, notamment après l’affaire Lyhanna. Selon un rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) publié en 2023, près de 160 000 enfants seraient victimes de violences sexuelles chaque année en France, dont une part significative dans le cadre périscolaire ou extrascolaire. Le cas de Charly illustrerait, selon certains observateurs, les difficultés rencontrées par les familles pour faire entendre leur parole et obtenir des mesures de protection rapides. Le centre de loisirs de Charly, situé dans une commune paisible de la métropole lyonnaise, serait sous le choc. Les parents d’élèves auraient été informés de la situation par la mairie, qui aurait mis en place une cellule psychologique. L’animateur mis en cause, dont l’identité n’a pas été divulguée, n’aurait pas fait l’objet de poursuites pénales à ce stade, laissant planer des interrogations sur les suites judiciaires de l’affaire. ## Des questions sur le contrôle des personnels périscolaires Cette affaire relance également le débat sur le contrôle et la surveillance des personnels travaillant au contact d’enfants dans les structures périscolaires. Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, l’animateur mis en cause aurait été employé depuis plusieurs années par la commune de Charly sans antécédent judiciaire connu. Cependant, des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des vérifications et des procédures de signalement, alors que les centres de loisirs accueillent chaque année des milliers d’enfants dans la région lyonnaise. Le père d’Alice, déterminé à ne pas laisser cette affaire sombrer dans l’oubli, aurait indiqué vouloir « alerter l’opinion publique et les pouvoirs publics » pour que des mesures concrètes soient prises. « Il faut que cela serve de leçon, pour éviter qu’une autre famille ne vive ce calvaire », aurait-il déclaré, espérant que la médiatisation de son histoire permettra de faire évoluer les pratiques. L’enquête, confiée à la brigade de protection des mineurs, se poursuit pour déterminer les circonstances exactes des faits et l’éventuelle existence d’autres victimes.