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États-Unis : Donald Trump fustige le vote «antipatriotique» du Congrès visant à mettre fin à la guerre contre l'Iran

Une · · Par Claire BERNARD

États-Unis : Donald Trump fustige le vote «antipatriotique» du Congrès visant à mettre fin à la guerre contre l'Iran

# États-Unis : Donald Trump fustige le vote «antipatriotique» du Congrès visant à mettre fin à la guerre contre l'Iran Le président américain Donald Trump a viv

# États-Unis : Donald Trump fustige le vote «antipatriotique» du Congrès visant à mettre fin à la guerre contre l'Iran Le président américain Donald Trump a vivement critiqué jeudi 4 juin 2026 l'adoption par la Chambre des représentants d'une résolution ordonnant le retrait des troupes américaines engagées dans la guerre contre l'Iran, qualifiant cette initiative d'«antipatriotique». Selon des informations rapportées par Le Figaro, le locataire de la Maison-Blanche s'est exprimé sur son réseau Truth Social pour dénoncer ce vote qui, selon lui, compromet les négociations en cours avec Téhéran. ## Une résolution adoptée avec le soutien de quatre républicains La résolution visant à mettre fin à l'engagement militaire américain en Iran a été approuvée mercredi 3 juin par les députés, avec le soutien inattendu de quatre élus républicains. «Qui ferait quelque chose d'aussi antipatriotique ? Ils savent bien où en sont les négociations», a écrit Donald Trump sur Truth Social, selon des propos rapportés par l'agence AFP. Le président américain a également accusé les démocrates de «préférer voir notre pays échouer plutôt que de m'accorder une nouvelle, parmi tant d'autres, victoire». Cette résolution possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto dont dispose le président américain. Le texte ne pourrait entrer en vigueur qu'avec l'approbation de la Maison-Blanche, ce qui semble peu probable compte tenu de la position ferme exprimée par Donald Trump. ## Le cadre légal contesté par l'exécutif Le débat autour de cette résolution s'inscrit dans un contexte juridique complexe. La loi américaine permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, mais elle exige qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours. Or, début mai, Donald Trump serait passé outre cette date limite, selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro. Cette situation aurait motivé l'initiative parlementaire, les élus estimant que l'exécutif outrepassait ses prérogatives constitutionnelles. Les relations entre le Congrès et la présidence se sont considérablement tendues ces derniers mois, chaque camp accusant l'autre de mettre en danger la sécurité nationale. Les démocrates estiment que la poursuite du conflit iranien n'a pas été suffisamment débattue, tandis que l'administration Trump défend sa stratégie de négociation sous pression militaire. ## Des négociations en coulisses avec Téhéran Les déclarations du président américain laissent entendre que des discussions seraient en cours avec l'Iran, bien que leur nature et leur contenu restent flous. «Ils savent bien où en sont les négociations», a insisté Donald Trump, semblant faire référence aux élus qui auraient connaissance des avancées diplomatiques. Cette affirmation n'a toutefois pas été confirmée par des sources officielles iraniennes ou américaines. La guerre contre l'Iran, déclenchée sous l'administration Trump, a profondément divisé l'opinion publique américaine et fait l'objet de nombreuses contestations au sein même du parti républicain. Le vote de quatre députés républicains en faveur de la résolution témoigne des fractures internes qui traversent le parti au pouvoir. ## Une opposition politique qui s'organise Cette résolution s'ajoute à une série d'initiatives parlementaires visant à limiter les prérogatives présidentielles en matière de politique étrangère. Les démocrates, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, multiplient les tentatives pour encadrer l'action militaire de l'exécutif. Ils invoquent notamment la nécessité de respecter la séparation des pouvoirs et d'éviter des engagements militaires prolongés sans approbation parlementaire. Le président Trump, de son côté, dénonce régulièrement ce qu'il considère comme des entraves politiques à sa stratégie de sécurité nationale. Ses critiques à l'encontre du Congrès se sont intensifiées depuis le début de l'année 2026, alors que les élections de mi-mandat approchent et que le débat sur la politique étrangère américaine s'invite dans la campagne électorale. La portée symbolique de cette résolution n'en reste pas moins significative : elle envoie un signal fort à l'administration Trump et à la communauté internationale sur les réticences croissantes du Congrès à soutenir une guerre prolongée contre l'Iran. Le veto présidentiel devrait toutefois empêcher toute application concrète, laissant planer l'incertitude sur l'évolution du conflit et des négociations diplomatiques.