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Essence la plus consommée de France, le SP95-E10 franchit à nouveau la barre symbolique des 2 euros le litre en moyenne

Economie · · Par Julie MOREAU

Essence la plus consommée de France, le SP95-E10 franchit à nouveau la barre symbolique des 2 euros le litre en moyenne

Essence la plus consommée de France, le SP95-E10 franchit à nouveau la barre symbolique des 2 euros le litre en moyenne Le 28 avril 2026, le prix moyen du SP95-

Essence la plus consommée de France, le SP95-E10 franchit à nouveau la barre symbolique des 2 euros le litre en moyenne

Le 28 avril 2026, le prix moyen du SP95-E10 a de nouveau franchi un seuil symbolique en atteignant 2,002 euros le litre. Ce chiffre, supérieur de 18 centimes à celui observé avant le début des hostilités au Moyen-Orient, illustre les répercussions directes de la conjoncture géopolitique sur les prix des carburants en France.

L'impact du conflit sur les marchés pétroliers se fait ressentir : peu avant le déclenchement des tensions entre les États-Unis et l'Iran, le SP95-E10 se négociait à 1,982 euro le litre. La hausse récente de 0,7 centime par rapport à la veille témoigne d'une tendance à l'augmentation qui a émergé après une période de répit en avril. Selon les données fournies par l’AFP, le prix du SP98 se situe à 2,087 euros, tandis que le gazole atteint 2,208 euros.

Cette flambée des prix pèse lourdement sur le budget des ménages français. En moyenne, le SP95-E10 coûte désormais 18 centimes de plus qu'avant le début du conflit. Le gazole, carburant le plus utilisé dans l'Hexagone, a enregistré une augmentation de 23 centimes, et le SP98 a vu son prix grimper de 16 centimes. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les familles qui dépendent de leur véhicule pour leurs déplacements quotidiens.

Face à cette inflation, les autorités s'efforcent de rassurer les automobilistes concernant l'approvisionnement en carburants. Un représentant du gouvernement a affirmé qu'il n'y avait "pas d'inquiétude" sur les stocks pour le mois de mai. La promesse d’un approvisionnement stable est cruciale pour prévenir une pénurie similaire à celles observées ailleurs. "On n'a pas eu de pénurie en avril", a-t-il précisé, mettant en avant l'engagement de garantir un accès continu aux carburants malgré les fluctuations de prix.

Plusieurs éléments sous-tendent cette hausse des tarifs. La crise géopolitique au Moyen-Orient a provoqué des perturbations sur les marchés pétroliers, entraînant des variations imprévisibles. Conformément à la réglementation en vigueur depuis 2006, les stations-service sont tenues de publier leurs prix sur le site www.prix-carburants.gouv.fr, ce qui permet d'assurer une certaine transparence dans un contexte aussi instable.

Les consommateurs, pour leur part, semblent s'adapter à cette réalité économique en mutation. Nombre d'entre eux envisagent de modifier leurs habitudes de déplacement, optant pour les transports en commun ou le covoiturage. D'autres se tournent vers des modèles de véhicules moins gourmands en carburant. Les données rapportées par l'AFP mettent en lumière cette adaptation progressive des usagers face à une augmentation continue des prix.

L’AFP rappelle également que le SP95-E10 avait déjà atteint la barre des 2 euros le litre le 1er avril 2026, avant de connaître une légère baisse. Auparavant, le 9 mars, c'était le gazole qui avait franchi ce seuil symbolique. Ainsi, la fluctuation des prix semble s'installer dans la durée, appelant à une vigilance accrue pour les mois à venir.

Les stations-service, quant à elles, affichent des tarifs qui pourraient encore connaître des variations. Le mois de mai s’annonce comme une période d’incertitude, où les automobilistes devront rester attentifs à l'évolution des prix du carburant.