Environ 60% des abonnés résidentiels sont concernés: le prix repère du gaz va augmenter de 7,4% pour 6 millions de ménages au 1er juillet

Introduction (2-3 phrases) : Près de six millions de foyers français vont subir une nouvelle hausse de leur facture de gaz dès le 1er juillet. La Commission de
Introduction (2-3 phrases) : Près de six millions de foyers français vont subir une nouvelle hausse de leur facture de gaz dès le 1er juillet. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé une augmentation de 7,4% du prix repère, soit un surcoût moyen de 2,7 euros TTC par mois pour les ménages concernés. Cette décision intervient après une période de volatilité marquée sur les marchés de l'énergie.
Une hausse qui touche la majorité des abonnés résidentiels
Selon les données communiquées par la CRE mercredi, environ 60% des abonnés résidentiels au gaz sont directement impactés par cette révision mensuelle. Cela représente un total de six millions de ménages ayant souscrit une offre indexée sur ce prix repère, qui fluctue chaque mois en fonction des conditions de marché. Les 40% restants, qui ont opté pour des offres à prix fixe, ne sont "pas concernés" par cette évolution. Cette hausse de 7,4% (+2,7 euros TTC) marque un net renchérissement après une période de légère accalmie. Au 1er juin, le prix repère avait en effet enregistré un recul de 4,8%, soit une baisse de 1,26 euro TTC, selon la même source régulatrice.
Les causes de la flambée : tensions géopolitiques et coûts de distribution
Plusieurs facteurs expliquent ce nouveau coup de chaud sur les factures. La CRE attribue cette augmentation principalement à "une hausse des prix sur les marchés gaziers en raison de la guerre au Moyen-Orient". Les tensions géopolitiques dans cette région clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux continuent de peser sur les cours. Par ailleurs, l’autorité régulatrice évoque "une revalorisation du tarif de distribution du gaz". Ce poste, qui couvre les coûts d'acheminement et de maintenance des réseaux, fait l’objet d’une révision périodique. La combinaison de ces deux pressions haussières vient contredire la baisse observée en juin, rappelant la forte volatilité qui caractérise aujourd’hui le marché du gaz.
Un contexte de fortes fluctuations mensuelles
Le prix repère du gaz connaît une trajectoire particulièrement heurtée ces derniers mois. Cette hausse de juillet fait suite à un mouvement symétrique mais inverse en juin. Elle intervient surtout après une augmentation spectaculaire de 15,4% au 1er mai, qui portait le prix moyen à 160,54 euros par mégawattheure (MWh) TTC, contre 139,12 euros/MWh en avril. Les ménages doivent donc composer avec des variations parfois très brutales d’un mois sur l’autre. Si la baisse de juin avait offert un répit, la tendance sur le début de l’année 2024 reste résolument à la hausse. Les abonnés aux offres indexées sont les premiers exposés à ces à-coups, tandis que les consommateurs ayant verrouillé leur tarif sur le long terme sont, pour l'instant, épargnés.
Conclusion : Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ne montrent aucun signe d’apaisement, les experts anticipent une poursuite de la volatilité sur les marchés gaziers dans les mois à venir. Pour les six millions de ménages concernés, cette nouvelle hausse de 7,4% au 1er juillet alourdit encore un budget énergie déjà mis à rude épreuve depuis la crise de 2022. La CRE devrait suivre de près l'évolution des cotations pour les prochaines échéances.