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Entre l’Iran et les États-Unis, un accord qui bat déjà de l’aile

Une · · Par Claire BERNARD

Entre l’Iran et les États-Unis, un accord qui bat déjà de l’aile

# Entre l’Iran et les États-Unis, un accord qui bat déjà de l’aile Alors que les regards étaient tournés vers la Suisse pour une cérémonie de signature censée s

# Entre l’Iran et les États-Unis, un accord qui bat déjà de l’aile Alors que les regards étaient tournés vers la Suisse pour une cérémonie de signature censée sceller un accord entre Téhéran et Washington, les premières fissures sont apparues avant même l’encre sèche. Selon des informations rapportées par Le Figaro, la reprise des combats au Liban entre Israël et le Hezbollah a servi de prétexte à l’Iran pour annuler sa participation à la rencontre prévue vendredi à Bürgenstock, au-dessus du lac de Lucerne, et fermer de nouveau le détroit d’Ormuz. ## Une escalade régionale qui fragilise les négociations ### Le Liban comme nouveau point de rupture Les tensions entre l’Iran et les États-Unis semblaient pourtant s’apaiser après des mois de négociations indirectes. Cependant, la dynamique a brutalement changé lorsque les affrontements entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés au Sud-Liban. D’après des sources diplomatiques citées par Le Figaro, les Iraniens ont dénoncé la riposte israélienne à des attaques du Hezbollah contre ses forces comme une violation du protocole d’accord en cours de finalisation. Le vice-président américain, JD Vance, qui devait représenter les États-Unis lors de la cérémonie à Bürgenstock, a renoncé à son déplacement, officialisant ainsi l’échec de cette étape diplomatique. ### Le détroit d’Ormuz comme levier de pression Les autorités iraniennes ont montré qu’elles étaient prêtes à utiliser de nouveau le détroit d’Ormuz comme moyen de pression sur l’administration Trump. Ce passage stratégique, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, avait déjà été partiellement fermé par Téhéran en 2019 et 2020 lors de précédentes crises. Selon des analystes cités par Le Figaro, cette fermeture vise à obliger le président américain à faire pression sur les Israéliens pour qu’ils se retirent du Sud-Liban. Une stratégie qui pourrait s’avérer risquée, car elle menace directement l’approvisionnement énergétique mondial et pourrait provoquer une réponse militaire américaine. ## Les déclarations qui enveniment le climat diplomatique ### Les propos de JD Vance Dans ce contexte tendu, le vice-président américain a déclaré jeudi à Washington : « Trump est le seul chef d’État au monde à être favorable à la nation d’Israël à l’heure actuelle ». Cette affirmation, rapportée par Le Figaro, illustre la position inflexible de l’administration américaine vis-à-vis de son allié israélien. Elle pourrait également avoir contribué à durcir la position iranienne, Téhéran considérant tout soutien américain à Israël comme une escalade inacceptable dans le conflit libanais. ### Une guerre de communication Les Iraniens ont utilisé les médias officiels pour justifier leur retrait de la cérémonie suisse en accusant Washington de ne pas avoir respecté ses engagements. De leur côté, les responsables américains ont minimisé l’impact de cette annulation, affirmant que les négociations pourraient reprendre « dès que les conditions le permettront ». Toutefois, selon des sources proches des discussions citées par Le Figaro, cette rupture pourrait compromettre durablement les chances d’un accord global sur le programme nucléaire iranien. ## Un avenir incertain pour la diplomatie irano-américaine ### Les conséquences économiques potentielles La fermeture du détroit d’Ormuz aurait des répercussions immédiates sur les marchés pétroliers mondiaux. Les prix du brut pourraient augmenter de manière significative, affectant l’économie américaine à quelques mois des élections présidentielles. Selon des analystes économiques, l’administration Trump se trouverait ainsi prise en étau entre la nécessité de soutenir Israël et celle de protéger les intérêts économiques américains. ### Les perspectives de reprise des négociations Alors que la cérémonie de signature prévue en Suisse a été annulée, les diplomaties européennes tentent de recoller les morceaux. La Suisse, médiatrice historique entre les deux puissances, pourrait proposer une nouvelle date dans les semaines à venir. Cependant, tant que les combats au Liban se poursuivent et que la question du détroit d’Ormuz reste en suspens, les chances de parvenir à un accord semblent s’éloigner. L’administration Trump pourrait être contrainte de choisir entre son allié israélien et la stabilité régionale, un dilemme aux conséquences potentiellement lourdes pour l’ensemble du Moyen-Orient.