Entre 4.850 et 7.770 euros par mois dans l'infanterie contre 3.300 aujourd'hui: Volodymyr Zelensky veut augmenter les salaires des soldats ukrainiens et promet une démobilisation par phases

Entre 4.850 et 7.770 euros par mois dans l'infanterie contre 3.300 aujourd'hui : Volodymyr Zelensky veut augmenter les salaires des soldats ukrainiens et promet
Entre 4.850 et 7.770 euros par mois dans l'infanterie contre 3.300 aujourd'hui : Volodymyr Zelensky veut augmenter les salaires des soldats ukrainiens et promet une démobilisation par phases
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé le 1er mai un plan ambitieux pour réformer l'armée, axé sur l'augmentation des salaires des soldats ainsi qu'une mise en œuvre progressive de la démobilisation. Face à un conflit prolongé, les conditions de vie des militaires ukrainiens suscitent des préoccupations croissantes au sein du gouvernement.
Dans le cadre de cette initiative, Zelensky a indiqué que les premiers à bénéficier d'une démobilisation seraient les soldats mobilisés en premier. Actuellement, presque toutes les nouvelles recrues sont engagées sur le front, créant ainsi des situations difficiles pour de nombreuses familles. Le président a souligné l'importance de renforcer le système de contrat au sein des forces armées, en insistant sur la nécessité d'établir des conditions de service claires.
La promesse d'une augmentation salariale est particulièrement attendue. Pour les postes non-combattants, le salaire minimum devrait passer de 20.000 hryvnias (environ 380 euros) à 30.000 hryvnias (environ 580 euros). En revanche, pour les soldats en première ligne, Zelensky a évoqué des salaires pouvant atteindre entre 250.000 et 400.000 hryvnias, ce qui correspond à des montants variant entre 4.850 et 7.770 euros. "Pour les postes de combat, il devrait être plusieurs fois plus élevé", a-t-il précisé. Une telle annonce pourrait apporter un soulagement aux familles des militaires, qui font souvent face à des contraintes financières.
Le climat actuel est marqué par une stabilisation relative du front entre les forces ukrainiennes et russes. Selon le ministère de la Défense, les forces russes auraient enregistré des gains territoriaux deux fois moins importants au premier trimestre 2026 comparativement à l'année précédente. Bien que cette situation offre un certain répit aux Ukrainiens, la menace d'une érosion continue des positions demeure.
Zelensky n'a pas fourni de calendrier pour la mise en œuvre de ces mesures, mais la pression pour une action rapide se fait ressentir. La législation en vigueur stipule que la démobilisation ne peut être envisagée qu'après la levée de la loi martiale, en place depuis le début de l'invasion russe en février 2022. Le président semble conscient de l'urgence de cette question.
Les attentes sont élevées, tant du côté des soldats que de leurs familles. De nombreux Ukrainiens espèrent que cette réforme contribuera à améliorer non seulement les conditions de vie des militaires, mais aussi la perception de l'armée par le grand public. Les soldats, souvent considérés comme des héros, méritent des conditions de travail qui reflètent cette image valorisée.
Bien que Zelensky ait promis que le processus de réforme se déroulerait cette année, les détails restent flous. La mise en œuvre de ces changements pourrait avoir un impact significatif sur le moral des troupes, qui, avec leurs proches, attendent des nouvelles concrètes dans les mois à venir.
Les familles des soldats sont en émoi, espérant une annonce officielle sur la démobilisation et les augmentations salariales. Cette réforme, si elle se concrétise, pourrait marquer un tournant décisif pour les militaires ukrainiens, en apportant un soutien financier et moral nécessaire en ces temps difficiles.