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En portefeuille : Schneider Electric perd 14% depuis l'annonce du rachat de l'américain PTC - 07/10

Economie · · Par Julie MOREAU

En portefeuille : Schneider Electric perd 14% depuis l'annonce du rachat de l'américain PTC - 07/10

L'action Schneider Electric a chuté de 14 % depuis l'annonce du rachat de l'éditeur de logiciels américain PTC, selon les informations rapportées par BFM Busine

L'action Schneider Electric a chuté de 14 % depuis l'annonce du rachat de l'éditeur de logiciels américain PTC, selon les informations rapportées par BFM Business le 7 octobre. Cette réaction boursière, particulièrement vive, illustre les interrogations des investisseurs face à une opération stratégique d'envergure pour le spécialiste français de la gestion de l'énergie et de l'automatisation industrielle. ## Une chute boursière immédiate et marquée Dès le lendemain de l'annonce de l'acquisition, l'action Schneider Electric a enregistré une baisse rapide et significative. Selon BFM Business, cette chute atteignait 14 % depuis l'annonce du rachat de PTC. Le mouvement a été suffisamment notable pour être commenté en direct dans l'émission Good Morning Market, où Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, est revenu sur cette réaction des marchés. Cette correction boursière traduit la méfiance des investisseurs. Une acquisition de cette ampleur, surtout lorsqu'elle concerne un acteur américain du logiciel, soulève mécaniquement des questions sur le prix payé, le financement de l'opération et le calendrier de rentabilité attendu. Les marchés sanctionnent souvent ce type d'annonce lorsque la prime versée paraît élevée ou lorsque la logique industrielle n'apparaît pas immédiatement évidente. ## Une opération stratégique dans le logiciel industriel Le rachat de PTC s'inscrit dans une dynamique de longue date pour Schneider Electric : renforcer sa position dans le logiciel industriel et la transformation numérique de ses clients. PTC est un éditeur américain reconnu dans les solutions de conception assistée par ordinateur et de gestion du cycle de vie des produits. Pour le groupe français, cette acquisition représente un virage stratégique majeur. Elle doit lui permettre d'élargir son offre au-delà du matériel électrique et des automatismes, vers des solutions logicielles à plus forte valeur ajoutée et à marges potentiellement supérieures. Mais ce type de rapprochement comporte des risques d'intégration, notamment culturels et technologiques, entre un industriel européen et un éditeur de logiciels américain. ## Les interrogations des analystes La réaction du marché suggère que les investisseurs attendent des précisions sur plusieurs points. Le montant exact de la transaction, non détaillé dans les éléments fournis, ainsi que son mode de financement, constituent des variables déterminantes pour apprécier la pertinence de l'opération. Les analystes surveilleront également les synergies attendues et le calendrier de leur mise en œuvre. Une acquisition dans le logiciel implique souvent des délais d'intégration plus longs que dans l'industrie traditionnelle, ce qui peut peser sur les résultats à court terme. La valorisation de PTC, dans un secteur où les multiples sont élevés, pourrait expliquer en partie la sévérité de la sanction boursière. ## Un enjeu de confiance à moyen terme Au-delà de la réaction immédiate, l'enjeu pour Schneider Electric réside dans sa capacité à convaincre les marchés de la pertinence de sa stratégie. Le groupe devra démontrer que cette acquisition génère de la valeur et s'intègre dans une trajectoire cohérente. La chute de 14 % constitue un signal à ne pas négliger. Elle rappelle que les investisseurs, dans un contexte de valorisations exigeantes, se montrent particulièrement attentifs à la discipline financière des grandes entreprises. La suite dépendra des explications fournies par la direction et des premiers indicateurs d'intégration de PTC.