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En pesant sur Donald Trump, le Golfe compte infléchir l’option diplomatique face à l’Iran

Une · · Par Claire BERNARD

En pesant sur Donald Trump, le Golfe compte infléchir l’option diplomatique face à l’Iran

En pesant sur Donald Trump, le Golfe compte infléchir l’option diplomatique face à l’Iran La récente décision de Donald Trump de renoncer à une frappe imminente

En pesant sur Donald Trump, le Golfe compte infléchir l’option diplomatique face à l’Iran

La récente décision de Donald Trump de renoncer à une frappe imminente contre l’Iran suscite de nombreuses interrogations sur les véritables motivations du président américain. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 20 mai 2026, plusieurs dirigeants des monarchies du Golfe auraient pesé de tout leur poids pour infléchir la position de Washington, plaidant en faveur d’une issue diplomatique plutôt que militaire.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé avoir suspendu une opération militaire planifiée contre la République islamique, évoquant une « évolution positive » des négociations en cours. Il a toutefois maintenu la pression, précisant que les États-Unis se tenaient prêts à lancer une « attaque totale et à grande échelle contre l’Iran, à tout moment, si un accord acceptable n’était pas trouvé » avec Téhéran. Cette déclaration, oscillant entre apaisement et menace, illustrerait selon plusieurs analystes une stratégie de communication destinée à maintenir un équilibre entre fermeté et ouverture.

D’après des sources diplomatiques citées par le quotidien français, les pétromonarchies du Golfe auraient multiplié les appels auprès de l’administration Trump pour dissuader une escalade militaire. Ces pays, dont les infrastructures énergétiques et les installations stratégiques sont particulièrement vulnérables à des représailles iraniennes, redouteraient les conséquences d’un conflit ouvert. « La déclaration de Trump selon laquelle il a suspendu une frappe prévue contre l’Iran à la suite de demandes de ses alliés du Golfe n’est pas anodine », analyse l’universitaire Khaled al-Jufairi, interrogé par Le Figaro. Selon lui, cette version des faits permettrait à la fois de sauver la face et de justifier un revirement tactique auprès de l’électorat américain.

Cependant, d’autres observateurs estiment que la crainte de représailles iraniennes massives sur les installations pétrolières et gazières de la région pourrait avoir joué un rôle tout aussi déterminant. Les monarchies du Golfe, qui abritent des bases militaires américaines et des infrastructures critiques, seraient en effet des cibles de premier ordre en cas de conflit. Une attaque iranienne sur ces sites provoquerait non seulement des pertes humaines et économiques considérables, mais aussi une perturbation majeure des marchés mondiaux de l’énergie.

Par ailleurs, l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran semble connaître des avancées prudentes. Selon des sources proches des discussions, des progrès auraient été réalisés sur plusieurs points techniques, notamment concernant le programme nucléaire iranien et les sanctions économiques. Toutefois, aucun accord définitif n’a encore été conclu, et les positions des deux parties resteraient éloignées sur des questions clés.

Dans ce contexte, la position des pays du Golfe apparaît comme un facteur d’influence non négligeable sur la stratégie américaine. En jouant le rôle de médiateurs discrets, ces États chercheraient à éviter une confrontation directe tout en préservant leurs intérêts sécuritaires et économiques. Leur capacité à peser sur les décisions de Washington pourrait toutefois être limitée si les négociations avec Téhéran venaient à échouer.

Alors que Donald Trump continue d’agiter la menace d’une intervention militaire, la voie diplomatique semble pour l’instant privilégiée, sous la pression conjuguée des alliés régionaux et des risques de représailles. L’issue de ce bras de fer reste incertaine, mais elle illustre la complexité des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient, où chaque acteur tente de maximiser son influence tout en minimisant les risques.