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En France, les propriétaires de véhicules électriques finiront-ils par être taxés ?

Une · · Par Claire BERNARD

En France, les propriétaires de véhicules électriques finiront-ils par être taxés ?

En France, les propriétaires de véhicules électriques pourraient-ils être soumis à une nouvelle taxation basée sur le kilométrage parcouru ? Cette interrogation

En France, les propriétaires de véhicules électriques pourraient-ils être soumis à une nouvelle taxation basée sur le kilométrage parcouru ? Cette interrogation gagne du terrain alors que plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, ont d'ores et déjà acté un tel dispositif. Selon un article du Figaro publié le 11 août 2026, des observateurs jugent une telle évolution fiscale inévitable dans l'Hexagone, tandis que des personnalités politiques s'inquiètent d'une possible mesure gouvernementale non annoncée. ### Une dynamique internationale en faveur de la taxation kilométrique Le Royaume-Uni constitue l'exemple le plus récent de cette tendance. D'après les informations rapportées par Le Figaro, à partir de 2028, les conducteurs britanniques de voitures électriques devront acquitter une taxe de 3 pences par mile parcouru, soit environ 2 centimes d'euros par kilomètre. Ce dispositif ne constitue toutefois pas une première mondiale : la Nouvelle-Zélande, l'Islande et certains États américains comme l'Oregon, l'Utah ou Hawaï appliquent déjà ce type d'imposition. La Suisse pourrait également franchir ce pas à l'horizon 2030, selon les éléments relayés par le quotidien français. Cette multiplication des exemples internationaux alimente les projections concernant la France. Le modèle britannique, en particulier, servirait de référence potentielle pour une adaptation française, même si aucune annonce officielle n'a été faite en ce sens à ce stade. ### Des personnalités politiques alertent sur une possible mesure cachée En France, la perspective d'une telle taxation suscite des réactions contrastées. Yves Carra, porte-parole de l'association Mobilité Club, a pronostiqué sur LCI que cette évolution « va venir », que ce soit via le kilométrage ou directement par le compteur Linky, selon les propos rapportés par Le Figaro. Cette déclaration s'inscrit dans un contexte où l'inquiétude monte parmi les propriétaires de véhicules électriques. Sur les réseaux sociaux, certaines figures politiques se montrent plus affirmatives. Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, a dénoncé une absence de transparence gouvernementale : « On ne vous dit pas la vérité. Le gouvernement est en train de préparer une taxation au kilomètre comme d'autres pays », a-t-il déclaré, toujours selon la même source. Nicolas Dupont-Aignan, ancien candidat à la présidentielle, a également émis des alertes sur ce sujet, sans que ces affirmations ne soient confirmées par des documents officiels. ### Un manque de visibilité sur les intentions du gouvernement français À ce jour, aucune source gouvernementale française n'a officiellement confirmé l'élaboration d'un projet de taxation kilométrique pour les véhicules électriques. Les déclarations des personnalités politiques citées reposent sur des conjectures et des comparaisons internationales, sans élément probant émanant de l'exécutif. Le Figaro, qui a consacré une analyse à cette question, ne fait état d'aucun texte législatif en préparation ni d'aucune consultation officielle lancée sur ce thème. Par ailleurs, la question du rendement fiscal lié à l'électromobilité se pose avec acuité. La fiscalité actuelle sur les carburants représente une source de revenus significative pour l'État, et le basculement progressif vers l'électrique pourrait réduire cette manne. Cette donnée contextuelle pourrait expliquer, selon certains observateurs, l'intérêt potentiel des pouvoirs publics pour des mécanismes alternatifs de taxation, sans que cela ne préjuge d'une décision imminente. ### Des modalités techniques encore incertaines Si une telle mesure devait voir le jour en France, les modalités techniques resteraient à définir. Le compteur Linky, évoqué par Yves Carra, pourrait constituer un outil de mesure, mais son utilisation à des fins fiscales soulèverait des questions relatives à la protection des données personnelles. D'autres mécanismes, comme le relevé kilométrique lors des contrôles techniques, pourraient également être envisagés, bien qu'aucune piste privilégiée n'ait été évoquée officiellement. Le débat demeure donc largement spéculatif à ce stade, mais il reflète une préoccupation croissante parmi les automobilistes français. L'évolution de la fiscalité automobile, dans un contexte de transition écologique et de contraintes budgétaires, pourrait en effet conduire à des arbitrages complexes dans les prochaines années. Les déclarations rapportées par Le Figaro suggèrent que cette question pourrait s'inviter durablement dans le débat public, sans qu'aucune échéance précise ne soit toutefois identifiable.