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EN DIRECT - Washington veut «couper toutes les ressources économiques» qui maintiennent le régime iranien en vie

Monde · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Washington veut «couper toutes les ressources économiques» qui maintiennent le régime iranien en vie

Washington intensifie la pression économique sur Téhéran, l’Iran dénonce un « aveu de défaite » américain À la veille d’une annonce attendue de nouvelles sancti

Washington intensifie la pression économique sur Téhéran, l’Iran dénonce un « aveu de défaite » américain

À la veille d’une annonce attendue de nouvelles sanctions, l’administration Trump a réaffirmé lundi 24 août sa volonté de « couper toutes les ressources économiques » qui maintiennent le régime iranien en vie, selon des informations rapportées par RFI. Dans ce contexte de tensions croissantes, le président américain a déclaré que l’Iran « s’effondrait complètement », une assertion immédiatement rejetée par les autorités iraniennes, qui y ont vu un « aveu de défaite » des États-Unis. Parallèlement, les Houthis yéménites, alliés de Téhéran, ont revendiqué une attaque au missile balistique contre un pétrolier saoudien au large de Yanbu, un site devenu stratégique pour les exportations pétrolières du royaume depuis le verrouillage du détroit d’Ormuz.

Une stratégie de « pression maximale » réaffirmée

Selon des sources gouvernementales américaines citées par RFI, Washington s’apprêterait à détailler une nouvelle salve de mesures coercitives visant à asphyxier économiquement la République islamique. Cette approche s’inscrit dans la continuité de la politique de « pression maximale » initiée en 2018, qui a déjà conduit à un effondrement de la monnaie iranienne et à une contraction significative du produit intérieur brut du pays. Les sanctions cibleraient notamment les secteurs pétrolier, bancaire et métallurgique, qui constituent les principales sources de revenus du régime. D’après des analystes économiques, ces mesures pourraient aggraver une inflation déjà supérieure à 40 % et exacerber les tensions sociales dans le pays, alors que la population subit de plein fouet les conséquences de l’isolement diplomatique et financier.

Toutefois, l’efficacité de cette stratégie reste sujette à débat. Certains experts estiment en effet que les sanctions américaines n’ont pas réussi à modifier le comportement stratégique de Téhéran, qui a poursuivi son programme nucléaire et son soutien à des milices régionales. Par ailleurs, la Chine et la Russie continuent d’acheter du pétrole iranien, contournant partiellement les restrictions imposées par Washington. Cette situation pourrait limiter l’impact réel des nouvelles mesures, d’autant plus que l’Iran a développé des mécanismes de contournement sophistiqués, notamment via des sociétés écrans et des transferts de navires en haute mer.

La réponse iranienne : entre défi et propagande

Les autorités iraniennes ont rapidement réagi aux déclarations de Donald Trump, les qualifiant de « psychose politique » et d’« aveu de défaite » face à la résilience du pays. Selon des médias d’État iraniens, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères aurait affirmé que « les jours de la pression maximale sont comptés » et que « le peuple iranien a prouvé sa capacité à résister aux sanctions ». Cette rhétorique belliqueuse s’accompagne toutefois de signes de fragilité interne, comme en témoignent les manifestations sporadiques qui ont éclaté dans plusieurs provinces ces derniers mois, notamment à cause de la pénurie d’eau et de la hausse des prix des denrées alimentaires.

Sur le plan diplomatique, Téhéran cherche également à diversifier ses alliances. Des discussions auraient été engagées avec plusieurs pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine, pour tenter de normaliser les relations régionales. Selon des sources diplomatiques, ces pourparlers pourraient aboutir à une réouverture partielle des ambassades respectives, un scénario qui semblait encore impensable il y a quelques mois. Cependant, ces initiatives restent fragiles, d’autant plus que l’attaque des Houthis contre un pétrolier saoudien risque de raviver les tensions entre Riyad et Téhéran, compromettant potentiellement ces efforts de rapprochement.

Le détroit d’Ormuz et Yanbu : nouveaux champs de bataille économiques

L’attaque au missile balistique revendiquée par les Houthis contre un pétrolier saoudien au large de Yanbu illustre la nouvelle géographie des conflits dans la région. Yanbu, situé sur la mer Rouge, est devenu un point de passage crucial pour les exportations de pétrole saoudien depuis que le détroit d’Ormuz, emprunté par environ 20 % de la production mondiale de brut, a été partiellement verrouillé par les menaces iraniennes. Selon des experts militaires cités par RFI, cette attaque démontrerait la capacité des Houthis à frapper des cibles situées à plus de 1 000 kilomètres de leurs positions, grâce à des missiles de fabrication iranienne. Ces frappes pourraient contraindre les compagnies maritimes à revoir leurs itinéraires, entraînant une hausse des coûts d’assurance et une volatilité accrue des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Par ailleurs, cette escalade militaire survient dans un contexte de négociations fragiles sur le nucléaire iranien. Les discussions indirectes entre Washington et Téhéran, via des médiateurs européens et qatariens, semblent au point mort, chaque camp campant sur ses positions. Selon des informations rapportées par plusieurs agences de presse, l’Iran exigerait des garanties économiques solides avant de revenir à la table des négociations, tandis que les États-Unis conditionnent tout assouplissement à des concessions vérifiables sur le programme nucléaire. Cette impasse pourrait perdurer, d’autant plus que l’échéance électorale américaine de novembre prochain complique toute tentative d’accord, les deux camps cherchant à éviter de paraître conciliants face à leur opinion publique respective.

Une escalade aux conséquences régionales imprévisibles

La combinaison de sanctions économiques accrues, de frappes militaires ciblées et de rhétorique belliqueuse pourrait déstabiliser davantage une région déjà fragilisée par des décennies de conflits. Selon des analystes, l’Iran pourrait répondre aux nouvelles sanctions en intensif