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EN DIRECT - Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : «C’est un échec collectif», lance Anne Hidalgo

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : «C’est un échec collectif», lance Anne Hidalgo

## Violences sexuelles dans le périscolaire parisien : Anne Hidalgo reconnaît un « échec collectif » devant le Sénat L'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a

## Violences sexuelles dans le périscolaire parisien : Anne Hidalgo reconnaît un « échec collectif » devant le Sénat L'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a été auditionnée ce mardi par la commission d'enquête du Sénat consacrée aux violences sexuelles dans le secteur périscolaire de la capitale. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l'ancienne édile a reconnu un « échec collectif » dans la protection des enfants qui lui étaient confiés, tout en affirmant s'être toujours située « du côté des victimes ». ## Une reconnaissance de responsabilité institutionnelle Devant les sénateurs, Anne Hidalgo a déclaré que « nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants », une formule qui marque une reconnaissance explicite des défaillances du système municipal. Elle a également indiqué comprendre « le désarroi et le sentiment d'abandon des familles » concernées. Ces propos interviennent alors que l'ancienne maire a exercé ses fonctions de 2014 à 2026, période durant laquelle les faits reprochés se seraient déroulés selon les éléments de l'enquête parlementaire. La commission d'enquête sénatoriale, créée pour faire la lumière sur ces dysfonctionnements, entend ainsi établir les responsabilités institutionnelles dans la chaîne de signalement et de protection des mineurs au sein des structures périscolaires parisiennes. ## Une défense appuyée sur une chronologie de mesures L'ancienne édile a détaillé plusieurs dispositifs mis en place sous ses mandats pour tenter de démontrer une prise de conscience progressive. Elle assure avoir signé en 2015 un protocole entre la Ville de Paris et le parquet, destiné à organiser la transmission d'informations en cas de soupçons de violences sur enfants. En 2018, elle indique avoir créé l'école des métiers de la Dasco, la direction des affaires scolaires de la Ville. L'année suivante, elle rappelle l'ouverture d'une boîte mail dédiée aux signalements. En 2020, elle évoque la signature du protocole des délinquants sexuels Fijais, puis en 2024, la mise en place d'un vademecum. Cette chronologie, présentée comme un continuum d'actions, vise à établir que la municipalité aurait progressivement renforcé son arsenal préventif et répressif face à ces situations. ## Patrick Bloche et Emmanuel Grégoire également cités L'audition d'Anne Hidalgo s'inscrit dans un contexte plus large où d'autres figures de l'exécutif parisien sont associées aux sujets examinés par la commission. Patrick Bloche, adjoint à la mairie de Paris de 2017 à 2024, et Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint, figurent parmi les personnalités dont les responsabilités pourraient être interrogées par les sénateurs. Selon des sources parlementaires, la commission chercherait à déterminer si les alertes remontées par les familles ou les personnels ont été traitées avec la diligence requise, et si des dysfonctionnements systémiques ont pu favoriser la répétition des faits. La question de la remontée d'informations entre les services municipaux, l'Éducation nationale et la justice constituerait notamment un point central des investigations. ## Un enjeu de confiance institutionnelle Au-delà du cas parisien, cette affaire pose la question de la protection de l'enfance dans les structures collectives, un enjeu d'autant plus sensible que les parents confient leurs enfants à des institutions publiques dans un cadre de confiance présumée. Les travaux de la commission d'enquête sénatoriale pourraient déboucher sur des recommandations visant à renforcer les protocoles de signalement et à clarifier la répartition des responsabilités entre les différents acteurs. Toutefois, les conclusions définitives ne sont pas encore connues, et les responsabilités individuelles comme collectives devraient continuer à faire l'objet d'un examen approfondi dans les semaines à venir.