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EN DIRECT - Réunion de crise sur l’énergie : Jordan Bardella demande à Macron «d’accepter une baisse des taxes sur les carburants»

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Réunion de crise sur l’énergie : Jordan Bardella demande à Macron «d’accepter une baisse des taxes sur les carburants»

## Réunion de crise à l'Élysée : la question des taxes sur les carburants s'invite au sommet Vendredi 18 septembre 2026, Emmanuel Macron a réuni à l'Élysée les

## Réunion de crise à l'Élysée : la question des taxes sur les carburants s'invite au sommet Vendredi 18 septembre 2026, Emmanuel Macron a réuni à l'Élysée les principaux candidats à l'élection présidentielle ou leurs représentants, dans un contexte de « dégradation rapide » de la situation géopolitique et de flambée des prix des carburants, selon des informations rapportées par Le Figaro. Cette rencontre, présentée comme une réunion de crise sur l'énergie, intervient alors que la guerre en Iran continue de peser sur les marchés mondiaux et que les prix à la pompe sont jugés « devenus insupportables » par plusieurs responsables politiques. ## Bardella réclame une baisse des taxes En arrivant à l'Élysée, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a directement interpellé le chef de l'État. Selon les propos rapportés par Le Figaro, il a demandé à Emmanuel Macron « d'accepter une baisse des taxes sur les carburants ». Cette prise de position s'inscrit dans un contexte de pression croissante sur l'exécutif, alors que les consommateurs subissent de plein fouet la hausse des prix à la pompe. Le Rassemblement national, qui a fait de la question du pouvoir d'achat un axe central de son discours, semble vouloir capitaliser sur cette crise pour peser dans le débat public, à quelques mois d'un scrutin majeur. ## Roussel dénonce les « politiques guerrières » De son côté, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, également reçu à l'Élysée, a appelé à des mesures « fortes et rapides » sur les prix de l'essence, du gaz et de l'électricité. Selon Le Figaro, il a mis en cause les « politiques guerrières » et les sanctions internationales, qu'il juge responsables d'une crise énergétique mondiale. « La politique des va-t-en-guerre conduit à une crise énergétique mondiale qui pèse sur tous les peuples », a-t-il déclaré. Une position qui tranche avec celle d'autres formations politiques, plus enclines à soutenir les sanctions contre l'Iran. ## Une réunion sous tension Cette réunion de crise, convoquée dans un format inédit, témoigne de l'inquiétude croissante des autorités face à la situation internationale. La guerre en Iran, qui a éclaté il y a plusieurs mois, continue de perturber les chaînes d'approvisionnement énergétique mondiales. Les prix du pétrole ont atteint des niveaux historiquement élevés, entraînant une hausse mécanique des prix à la pompe en France. Selon des sources gouvernementales, l'exécutif chercherait à trouver un équilibre entre la nécessaire solidarité internationale et la protection du pouvoir d'achat des ménages. Toutefois, la marge de manœuvre budgétaire semble limitée, d'autant plus que les recettes fiscales issues des carburants représentent une part significative des finances publiques. ## Un enjeu politique majeur La question des taxes sur les carburants pourrait devenir un sujet central de la campagne présidentielle à venir. En effet, plusieurs candidats ou leurs représentants ont profité de cette réunion pour afficher leurs positions. Si Jordan Bardella plaide pour une baisse des taxes, d'autres pourraient privilégier des mesures ciblées en faveur des ménages les plus modestes. Cependant, aucune décision officielle n'a été annoncée à l'issue de la rencontre. L'entourage du président de la République n'a pas confirmé si des mesures spécifiques seraient prises dans les jours à venir. Cette réunion pourrait néanmoins marquer le point de départ d'un débat plus large sur la politique énergétique et fiscale du pays, dans un contexte international particulièrement instable.