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EN DIRECT Procès de Robert Ménard : une amende de 7 500 euros requise contre le maire de Béziers… Suivez l’audience

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT Procès de Robert Ménard : une amende de 7 500 euros requise contre le maire de Béziers… Suivez l’audience

## Procès de Robert Ménard : une amende de 7 500 euros requise contre le maire de Béziers Ce 30 septembre 2026, le maire de Béziers Robert Ménard comparaît deva

## Procès de Robert Ménard : une amende de 7 500 euros requise contre le maire de Béziers Ce 30 septembre 2026, le maire de Béziers Robert Ménard comparaît devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir refusé, en juillet 2023, de marier Eva Marty, une Biterroise, et Mustapha Belkacemi, un ressortissant algérien. Selon des informations rapportées par Midi Libre, le parquet a requis une amende de 7 500 euros à l'encontre de l'édile, poursuivi pour discrimination à raison de la nationalité. ## Les faits reprochés à l'édile biterrois L'affaire remonte à juillet 2023. À cette date, Robert Ménard aurait refusé de célébrer l'union entre Eva Marty, une habitante de Béziers, et Mustapha Belkacemi, un ressortissant algérien. Selon les éléments rapportés par Midi Libre, ce refus serait intervenu dans un contexte de suspicion autour de la régularité du mariage, le maire évoquant notamment un possible mariage blanc. Cette position n'a toutefois pas convaincu le parquet. D'après des sources judiciaires citées par le quotidien régional, les investigations menées n'auraient pas permis d'établir la réalité d'une fraude au mariage. En effet, le couple aurait fourni des éléments attestant de la sincérité de leur relation, ce qui aurait conduit les autorités à écarter cette hypothèse. ## Un précédent judiciaire déjà connu Ce n'est pas la première fois que Robert Ménard est confronté à la justice pour des faits similaires. Le maire de Béziers, connu pour ses positions fermes sur les questions migratoires, a déjà été condamné par le passé dans des dossiers comparables. Selon plusieurs sources judiciaires, ces précédents pourraient peser dans l'appréciation du tribunal, notamment au regard de la récidive éventuelle. Le parquet a donc requis une amende de 7 500 euros, une sanction qui, selon des observateurs cités par Midi Libre, pourrait sembler modérée au regard de la gravité des faits reprochés. Toutefois, cette requête reste soumise à l'appréciation souveraine des juges, qui rendront leur décision ultérieurement. ## Les enjeux juridiques et politiques de l'audience Au-delà du cas individuel, cette audience soulève des questions de fond sur l'articulation entre les prérogatives des maires et le respect du cadre légal en matière de mariage. En effet, si les officiers d'état civil disposent d'un pouvoir d'appréciation, celui-ci demeure strictement encadré par la loi. Un refus fondé sur la seule nationalité d'un conjoint pourrait être qualifié de discrimination, un délit pénalement sanctionné. Par ailleurs, ce procès intervient dans un contexte politique tendu, alors que les débats sur l'immigration et les mariages mixtes continuent d'alimenter les clivages. Selon des analystes cités par la presse régionale, la décision du tribunal pourrait faire jurisprudence et envoyer un signal fort aux élus tentés d'outrepasser leurs compétences. ## Une décision attendue L'issue de cette audience reste incertaine. Si le parquet a requis une amende, la défense de Robert Ménard devrait plaider la bonne foi et le souci de prévenir une fraude éventuelle. Selon des sources proches du dossier, le tribunal pourrait également prononcer une peine d'amende supérieure ou inférieure aux réquisitions, voire relaxer l'édile si les arguments de la défense sont retenus. Cette affaire illustre les tensions persistantes entre l'exercice des responsabilités locales et le respect des principes républicains. Elle pourrait également relancer le débat sur les limites du pouvoir discrétionnaire des maires en matière d'état civil, un sujet qui divise autant qu'il interroge sur l'application uniforme du droit sur l'ensemble du territoire.