EN DIRECT - Présidentielle 2027 : «Il faut que le gouvernement aille très vite sur le prix des carburants», estime François Hollande qui n’écarte pas le retour des «gilets jaunes»

La question du prix des carburants s'invite de nouveau dans le débat politique français, à moins de deux ans de l'élection présidentielle de 2027. Selon des inf
La question du prix des carburants s'invite de nouveau dans le débat politique français, à moins de deux ans de l'élection présidentielle de 2027. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 15 septembre 2026, François Hollande a estimé sur RTL que le gouvernement devait « aller très vite » sur ce dossier, tout en n'écartant pas l'hypothèse d'un retour d'un mouvement comparable à celui des « gilets jaunes ».
## Un avertissement formulé depuis le plateau de RTL
Interrogé sur la flambée des prix à la pompe, l'ancien président de la République et actuel député de Corrèze a déclaré que « c'est toujours un risque », en référence à une possible résurgence de la contestation sociale née en 2018. « Si précisément on veut éviter les blocages, il faut que le gouvernement aille très vite », a-t-il insisté, selon les propos relayés par Le Figaro. Cette prise de parole intervient alors que plusieurs syndicats appellent déjà à une mobilisation le 17 octobre prochain, ce qui pourrait constituer un premier test de la tension sociale dans le pays.
## Le spectre d'un précédent toujours présent
Le mouvement des « gilets jaunes », déclenché à l'automne 2018 précisément sur la question de la fiscalité des carburants, reste dans les mémoires comme une séquence de contestation d'une ampleur rare. François Hollande, qui dirigeait le pays entre 2012 et 2017, connaît la sensibilité politique de ce sujet, d'autant plus que la hausse des prix à la pompe touche en priorité les ménages ruraux et périurbains dépendants de la voiture individuelle. Selon l'ancien chef de l'État, la nature du phénomène — conjoncturel ou structurel — déterminerait la réponse à apporter. « Si on est sur une affaire conjoncturelle, il peut y avoir des baisses de fisc[alité] », a-t-il suggéré, laissant entendre qu'un geste sur la taxation pourrait être envisagé.
## Un contexte pré-électoral sous tension
Cette sortie médiatique s'inscrit dans un calendrier politique chargé, à l'approche de la présidentielle de 2027. Le Figaro mentionne également les noms de Ségolène Royal et de Marine Tondelier parmi les personnalités citées dans le suivi de cette actualité, signe que le sujet des carburants pourrait s'imposer comme un thème de campagne. En effet, la question du pouvoir d'achat, et notamment du coût de l'énergie, constitue historiquement un point de friction majeur entre l'exécutif et une partie de l'opinion. D'après des sources syndicales citées dans la couverture médiatique, la mobilisation du 17 octobre pourrait servir de baromètre à la colère sociale latente.
## Une pression qui pèse sur l'exécutif
Le gouvernement, qui n'a pas encore réagi publiquement aux déclarations de François Hollande, se trouve dans une position délicate. Toute mesure de baisse fiscale sur les carburants représenterait un coût budgétaire significatif, tandis qu'un statu quo risquerait d'alimenter un mécontentement déjà perceptible. Toutefois, l'ancien président ne s'est pas prononcé sur les modalités précises d'une éventuelle intervention, laissant ouverte la question des instruments — fiscalité, chèques carburant ou dispositifs ciblés — qui pourraient être mobilisés. Par ailleurs, l'évocation d'un retour des « gilets jaunes » par une figure de l'ancienne majorité souligne combien ce précédent structure encore le débat public français, près de huit ans après son émergence.
La suite dépendra largement de l'évolution des prix dans les semaines à venir et de la capacité de l'exécutif à anticiper, ou non, une nouvelle poussée de contestation sociale.