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EN DIRECT - Mobilisation des lycéens : Sébastien Lecornu dénonce la transformation du mouvement en «violences urbaines»

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Mobilisation des lycéens : Sébastien Lecornu dénonce la transformation du mouvement en «violences urbaines»

La mobilisation lycéenne, entamée il y a plusieurs jours dans divers établissements français, a pris une tournure qui suscite l'inquiétude des autorités. Jeudi

La mobilisation lycéenne, entamée il y a plusieurs jours dans divers établissements français, a pris une tournure qui suscite l'inquiétude des autorités. Jeudi 15 octobre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a publiquement dénoncé ce qu'il qualifie désormais de « mouvement de violences urbaines », selon des propos rapportés par Le Figaro. Une déclaration qui intervient alors que plusieurs établissements demeurent bloqués à travers le pays, à la veille d'une troisième réunion prévue dans l'après-midi entre les organisations lycéennes et le ministre de l'Éducation nationale. ## Un changement de qualification gouvernemental Interrogé sur les manifestations lycéennes, le chef du gouvernement a estimé que celles-ci « ne ressemblent plus à un mouvement lycéen ». Selon les propos cités par Le Figaro, Sébastien Lecornu a déploré « un mouvement de violences urbaines », ajoutant que « l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours ». Le Premier ministre évoque également « un appel à la violence absolument épouvantable ». Cette requalification du mouvement par l'exécutif marque un tournant dans la lecture gouvernementale des événements, alors que les revendications initiales portaient sur le bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps. ## Des établissements toujours bloqués Malgré cette déclaration, la mobilisation se poursuit dans plusieurs établissements. Selon les informations relayées par Le Figaro, l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) était bloquée jeudi matin, illustrant l'extension du mouvement au-delà des seuls lycées. Par ailleurs, un proviseur a été placé sous protection à Nancy, signe d'une tension croissante dans certains établissements. Ces blocages interviennent à la veille d'une troisième réunion entre les organisations lycéennes et le ministère de l'Éducation nationale, censée aborder une nouvelle fois les problèmes de bâti scolaire, Parcoursup et les emplois du temps. ## Près de 8000 gardes à vue recensées Le bilan sécuritaire apparaît particulièrement lourd. Selon les chiffres rapportés par Le Figaro, près de 8000 gardes à vue ont été enregistrées depuis le début du mouvement lycéen. Ce volume, inédit pour une mobilisation scolaire, témoigne de l'ampleur des tensions et des interpellations qui ont accompagné les rassemblements. En parallèle, le syndicat de police Alliance a déposé plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui, une démarche qui pourrait traduire un malaise au sein des forces de l'ordre quant aux conditions d'intervention. ## Un dialogue social sous tension La troisième réunion prévue dans l'après-midi entre les organisations lycéennes et le ministre de l'Éducation nationale se déroulera dans un climat particulièrement dégradé. En effet, la requalification du mouvement en « violences urbaines » par le Premier ministre pourrait compliquer la tenue des discussions, d'autant plus que les revendications initiales — bâti scolaire, Parcoursup, emplois du temps — demeurent, selon les organisations lycéennes, non résolues. Toutefois, aucun responsable gouvernemental n'a, à ce stade, évoqué une suspension ou un report de cette rencontre. ## Une trajectoire encore incertaine La situation reste évolutive. Si les autorités semblent privilégier une lecture sécuritaire de la mobilisation, la poursuite du dialogue avec les représentants lycéens pourrait déterminer l'issue des prochains jours. Le nombre de gardes à vue et les incidents recensés pourraient également peser sur l'opinion publique et sur la position des organisations lycéennes. À ce stade, aucune annonce officielle n'a été faite quant à d'éventuelles mesures supplémentaires ou à un assouplissement de la position gouvernementale.