EN DIRECT - Mobilisation des lycéens : «Ils ne nous écoutent pas», nouvelle journée de manifestations ce mardi, jusqu’à 220.000 personnes attendues

## Mobilisation lycéenne : un « acte 5 » sous tension avant les vacances La contestation lycéenne entame ce mardi 13 octobre sa troisième semaine de mobilisatio
## Mobilisation lycéenne : un « acte 5 » sous tension avant les vacances
La contestation lycéenne entame ce mardi 13 octobre sa troisième semaine de mobilisation, avec un « acte 5 » de manifestations et de blocages attendu dans toute la France. Selon les informations relayées par Le Figaro, jusqu'à 220 000 personnes pourraient participer à cette nouvelle journée d'action, un chiffre toutefois incertain au regard de l'essoufflement constaté lors des rassemblements précédents.
## Une dynamique en perte de vitesse
Les données fournies par le ministère de l'Intérieur témoignent d'un net recul de la participation. Jeudi 8 octobre, les rassemblements avaient réuni 71 500 manifestants sur l'ensemble du territoire, contre près de 256 000 personnes le mardi 6 octobre, selon les mêmes sources gouvernementales. Cet écart significatif, d'autant plus marqué qu'il s'écoule seulement deux jours entre les deux journées d'action, semblerait indiquer une fatigue progressive du mouvement, à l'approche des vacances de la Toussaint.
Par ailleurs, les blocages d'établissements, qui constituaient l'un des ressorts de la mobilisation, seraient en baisse, selon des informations rapportées par Le Figaro. Cette diminution du nombre de lycées occupés pourrait fragiliser la capacité des organisations lycéennes à maintenir la pression sur l'exécutif.
## L'Union syndicale lycéenne maintient ses revendications
Face aux réponses gouvernementales, l'Union syndicale lycéenne a exprimé son mécontentement, qualifiant les annonces de « miettes ». L'organisation maintient deux revendications centrales : la suppression totale de Parcoursup et la mise en place d'un plan de dix milliards d'euros en faveur des lycées. Ces exigences, formulées depuis le début du mouvement, n'auraient pour l'instant pas trouvé d'écho satisfaisant auprès de l'exécutif.
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, dont les prises de position sont relayées dans le direct du Figaro, n'aurait pas apporté de réponse à la hauteur des attentes des organisations lycéennes. Cette situation expliquerait, en partie, le maintien de la mobilisation malgré une participation en repli.
## Un calendrier déterminant avant la Toussaint
Cette cinquième journée d'action revêt une importance particulière pour l'avenir du mouvement. En effet, le début des vacances de la Toussaint, prévu dans les prochaines semaines, pourrait entraîner une démobilisation durable, les établissements se vidant progressivement de leurs occupants. Les organisations lycéennes disposeraient donc d'une fenêtre réduite pour obtenir des avancées concrètes.
Toutefois, l'ampleur réelle de la mobilisation de ce mardi reste à confirmer. Les chiffres avancés — jusqu'à 220 000 personnes attendues — pourraient être revus à la baisse, à l'image de l'écart observé entre les prévisions et les données officielles lors des journées précédentes. Les autorités n'ont, à ce stade, pas communiqué d'estimation définitive.
## Une contestation à l'issue incertaine
À trois semaines du début du mouvement, la mobilisation lycéenne se trouve à un point charnière. Si les revendications portées par l'Union syndicale lycéenne demeurent inchangées, la capacité de l'organisation à maintenir une pression suffisante sur le gouvernement semblerait compromise par la baisse de participation et la proximité des congés scolaires. L'issue de cette « acte 5 » pourrait ainsi déterminer la trajectoire des semaines à venir, entre poursuite du rapport de force ou essoufflement progressif d'une contestation qui n'a, pour l'heure, pas obtenu de concessions majeures.