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EN DIRECT - «Je ne suis pas un homme pressé» : pour l’élection présidentielle, Edouard Philippe défend la «tortue» et moque les «lièvres»

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - «Je ne suis pas un homme pressé» : pour l’élection présidentielle, Edouard Philippe défend la «tortue» et moque les «lièvres»

## Édouard Philippe revendique la stratégie de la « tortue » face aux « lièvres » de la présidentielle À l'approche d'un scrutin présidentiel dont les contours

## Édouard Philippe revendique la stratégie de la « tortue » face aux « lièvres » de la présidentielle À l'approche d'un scrutin présidentiel dont les contours se dessinent progressivement, le maire du Havre et président d'Horizons, Édouard Philippe, a livré une nouvelle lecture de sa méthode politique. Selon des propos rapportés par Le Figaro dans un direct publié le 12 septembre 2026, l'ancien Premier ministre a affirmé ne pas être « un homme pressé », assumant une posture de patience face à ce qu'il qualifie d'agitation ambiante. ## Une prise de distance assumée avec l'accélération du calendrier D'après les éléments rapportés par le quotidien, Édouard Philippe a explicitement revendiqué l'image de la « tortue », opposée à celle des « lièvres » qui, selon lui, s'agitent sans garantie de résultat. Il a ainsi appelé au « rassemblement » tout en fustigeant l'« excitation » qu'il observe chez certains de ses concurrents. Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs candidatures à droite et au centre se structurent, notamment celle de Bruno Retailleau, qui s'est adressé à la jeunesse en se présentant comme le porte-voix du « camp des reconstructeurs », et celle de Gabriel Attal. Le candidat d'Horizons a par ailleurs rappelé sa proposition de rencontre avec Bruno Retailleau et Gabriel Attal pour la période de la Toussaint. Cette initiative, évoquée à plusieurs reprises, semble viser à instaurer un dialogue entre les différentes sensibilités de la droite et du centre, dans une logique de clarification programmatique et d'évitement des divisions. ## Un positionnement dans un paysage politique fragmenté Cette sortie médiatique s'inscrit dans un contexte politique particulièrement dense. Le même jour, selon Le Figaro, Marine Le Pen a exprimé sa préférence pour un budget « imparfait, opérationnel » avant la présidentielle, plutôt que le recours à une loi spéciale. De son côté, Jean-Luc Mélenchon, lors de la fête de l'Humanité, a débuté son discours en affirmant son « soutien aux résistances dans l'audiovisuel contre l'incrustation de l'extrême droite », adressant au passage ses pensées « aux familles des 300 journalistes assassinés à Gaza et au Liban ». Ces prises de parole simultanées témoignent d'une accélération des manœuvres politiques, à mesure que l'échéance électorale se rapproche. Dans ce cadre, la stratégie d'Édouard Philippe semble consister à se positionner en dehors de ce qu'il perçoit comme une fébrilité contre-productive, en misant sur la durée et la consolidation d'un socle électoral. ## Une méthode qui interroge sur la temporalité politique La métaphore de la tortue, empruntée à la fable de Jean de La Fontaine, n'est pas neutre. Elle suggère une forme de supériorité stratégique de la lenteur réfléchie sur la vitesse impulsive. Toutefois, dans un système politique où la visibilité médiatique et la capacité à occuper le terrain jouent un rôle déterminant, cette posture pourrait également être perçue comme un pari risqué. D'après les informations disponibles, Édouard Philippe ne semble pas envisager d'accélérer son calendrier de déclaration ou de campagne. Il mise visiblement sur une dynamique de fond, articulée autour de la rencontre avec d'autres responsables politiques à l'automne. Cette approche, si elle se confirme, pourrait redéfinir les modalités de la compétition à droite et au centre, en déplaçant l'enjeu de la précocité vers celui de la solidité. Il reste à observer si cette stratégie de temporisation portera ses fruits dans un paysage où l'accélération semble être devenue la norme.