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EN DIRECT - Hantavirus : un passager du bateau de croisière hospitalisé en Suisse, évacuation médicale «en cours» de trois cas suspects par le Cap-Vert

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EN DIRECT - Hantavirus : un passager du bateau de croisière hospitalisé en Suisse, évacuation médicale «en cours» de trois cas suspects par le Cap-Vert

## L'essentiel Hantavirus : une alerte sanitaire mondiale en cours après des évacuations médicales au Cap-Vert Par Claire BERNARD, journaliste Société & Politiq

L'essentiel

Hantavirus : une alerte sanitaire mondiale en cours après des évacuations médicales au Cap-Vert

Par Claire BERNARD, journaliste Société & Politique pour Onyx Infos

Le 6 mai 2026, l'inquiétude grandit autour du hantavirus, une maladie virale potentiellement grave, suite à l'hospitalisation d'un passager d'un bateau de croisière en Suisse. Le navire MV Hondius, qui a fait escale au Cap-Vert, est au cœur d'une situation délicate, avec des évacuations médicales en cours pour trois cas suspects. Cette situation soulève des questions sur la gestion des crises sanitaires globales et les responsabilités des autorités sanitaires.

Une souche transmissible entre humains

La souche d'hantavirus détectée chez le passager évacué vers l'Afrique du Sud est celle des Andes. Selon le ministre sud-africain de la Santé, cette variante est transmissible entre humains, ce qui accentue la gravité de la situation. Les autorités sanitaires sud-africaines ont été alertées et mettent en œuvre des protocoles stricts pour surveiller et gérer les potentiels cas d'infection. La transmission interhumaine de ce virus est une préoccupation majeure, car elle peut entraîner des épidémies localisées, comme l'ont signalé des chercheurs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Hospitalisation en Suisse et évacuations au Cap-Vert

Le passager hospitalisé à Zürich a été placé en soins intensifs, et les symptômes observés sont compatibles avec ceux du hantavirus, qui incluent fièvre, douleurs musculaires et difficultés respiratoires. Les autorités suisses, tout comme celles du Cap-Vert, ont indiqué que des tests étaient en cours pour confirmer la nature exacte de l'infection. En parallèle, trois autres passagers suspects sont en cours d'évacuation médicale vers les établissements de santé du Cap-Vert.

L'évacuation des cas suspects a été confirmée par des sources officielles, qui soulignent que des équipes médicales spécialisées sont mobilisées pour éviter toute propagation du virus. Le Cap-Vert, qui a accueilli le MV Hondius, est sous pression pour gérer cette crise sanitaire. Des mesures de quarantaine et de surveillance de la santé publique sont déjà en place, selon des déclarations de responsables de la santé locales.

Une réaction des îles Canaries

Face à cette situation préoccupante, le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, a exprimé son refus d'accueillir le bateau de croisière sur ses côtes, invoquant des raisons de sécurité publique. Dans une déclaration rapportée par El País, il a demandé une réunion urgente avec le chef de l'exécutif espagnol, Pedro Sanchez, pour discuter des implications de cette situation. Clavijo a également souligné qu'il ne disposait pas d'informations suffisantes pour rassurer la population locale quant à la sécurité sanitaire.

Implications pour la santé publique

Ce développement met en lumière les défis auxquels sont confrontées les autorités sanitaires dans la gestion des maladies infectieuses, surtout dans un contexte de mobilité internationale accrue. Le hantavirus, bien que moins connu que d'autres virus, peut avoir des conséquences graves et nécessite une vigilance constante. Les experts en santé publique rappellent que la prévention passe par une information claire et accessible au public, ainsi que par des protocoles de sécurité rigoureux pour les passagers de croisières.

Les autorités de santé recommandent également aux personnes qui présentent des symptômes compatibles avec le hantavirus de consulter un professionnel de santé sans délai. Les mesures de prévention, telles que le lavage des mains et l'évitement des contacts étroits avec des personnes malades, sont essentielles pour limiter la propagation du virus.

Conclusion

La situation autour du MV Hondius et des cas d'hantavirus reste fluide. Les autorités sanitaires, tant au Cap-Vert qu'en Afrique du Sud et en Suisse, continuent de suivre de près l'évolution des événements. Une coordination internationale sera cruciale pour maîtriser cette crise et protéger la santé publique. À cet égard, le rôle des médias est également fondamental pour informer le public et sensibiliser sur les risques associés à ce virus.

Il est impératif de suivre les recommandations des autorités sanitaires et de rester attentif aux mises à jour concernant cette situation préoccupante.

Pour Onyx Infos, Claire BERNARD.

Contexte

Le hantavirus, identifié pour la première fois en 1978 lors d'une épidémie en Corée du Sud, appartient à une famille de virus transmis principalement par les rongeurs. La souche Andes, spécifiquement, a été isolée en Argentine en 1995 et constitue l'une des rares variantes capables d'une transmission interhumaine avérée, contrairement à la plupart des hantavirus qui nécessitent un contact direct avec des excréments ou l'urine d'animaux infectés. Des épidémies localisées ont été documentées en Patagonie argentine et chilienne, avec un taux de létalité pouvant atteindre 30 % à 50 % selon les souches.

Le Cap-Vert, archipel situé au large des côtes ouest-africaines, constitue une escale prisée des croisières reliant l'Europe à l'Amérique du Sud et à l'Afrique australe. Le MV Hondius, navire battant pavillon néerlandais, appartient à une compagnie spécialisée dans les expéditions polaires et subtropicales. Sa présence dans cette zone géographique s'inscrit dans un itinéraire qui, selon des sources non confirmées, aurait inclus des escales en Amérique du Sud, région où la souche Andes est endémique.

Cette crise intervient dans un contexte de fragilisation des systèmes de surveillance sanitaire dans plusieurs États insulaires africains, dont les capacités hospitalières restent limitées. Les tensions diplomatiques entre les autorités espagnoles et canariennes, visibles dans la déclaration de Fernando Clavijo, reflètent par ailleurs les craintes persistantes héritées de la gestion de la pandémie de Covid-19, où les îles Canaries avaient été confrontées à un afflux de patients évacués depuis des navires de croisière.

Analyse

La situation autour du MV Hondius interroge à plusieurs égards. D'une part, la rapidité avec laquelle les autorités sud-africaines ont identifié la souche Andes suggère une amélioration des capacités de diagnostic moléculaire depuis la pandémie de Covid-19, mais elle soulève également la question de la préparation des États insulaires comme le Cap-Vert face à un agent pathogène à transmission interhumaine.

D'autre part, la réaction des îles Canaries illustre la persistance d'une défiance envers les dispositifs de gestion des crises sanitaires en milieu maritime. Le refus d'accueillir le navire, formulé sans attendre les résultats définitifs des tests, pourrait relever autant d'une prudence légitime que d'une stratégie politique visant à prévenir toute contestation locale. La demande de réunion avec le chef de l'exécutif espagnol traduit une volonté de ne pas reproduire les erreurs de coordination observées lors de précédentes alertes sanitaires.

Il convient toutefois de rappeler que les hantavirus, bien que potentiellement mortels, ne se propagent pas avec la même facilité que les virus respiratoires comme la grippe ou le SARS-CoV-2. La transmission interhumaine de la souche Andes nécessite un contact étroit et prolongé avec une personne infectée, ce qui limite théoriquement le risque d'une diffusion massive. Les précédents historiques en Amérique du Sud montrent des foyers circonscrits, souvent familiaux ou nosocomiaux.

Implications

À court terme, l'évacuation médicale des trois cas suspects vers les infrastructures du Cap-Vert devrait permettre de confirmer ou d'infirmer le diagnostic, tandis que le passager hospitalisé à Zurich fera l'objet d'une surveillance renforcée. Les autorités sanitaires sud-africaines, qui ont déjà eu à gérer des épidémies de hantavirus dans le passé, pourraient être amenées à déployer des équipes d'intervention rapide si de nouveaux cas étaient détectés parmi les passagers ou l'équipage du MV Hondius.

À moyen terme, cet épisode pourrait accélérer la mise en place de protocoles sanitaires spécifiques pour les navires de croisière empruntant des routes incluant des zones d'endémie de hantavirus. Les compagnies maritimes pourraient être contraintes de renforcer les procédures de désinfection des cargaisons, de contrôle des rongeurs à bord et de déclaration préalable des escales dans les régions à risque.

Sur le plan diplomatique, la gestion de cette crise testera la coopération entre les États africains, européens et sud-américains, dans un contexte où les mécanismes du Règlement sanitaire international (RSI) de l'OMS restent inégalement appliqués. Le refus des îles Canaries d'accueillir le navire pourrait créer un précédent, incitant d'autres territoires insulaires à adopter des positions similaires, avec des conséquences économiques pour le secteur des croisières.

Pour aller plus loin

Plusieurs questions demeurent en suspens. Quel est le statut sanitaire exact des autres passagers et membres d'équipage ayant partagé des espaces clos avec les cas suspects ? Les autorités du Cap-Vert disposent-elles des capacités de confinement et de traitement nécessaires face à un agent pathogène de classe de danger 4 ? Enfin, dans quelle mesure les compagnies de croisière intègrent-elles désormais le risque hantavirus dans leurs plans de continuité d'activité ?

Les lecteurs intéressés par les aspects épidémiologiques du hantavirus peuvent consulter les publications de l'OMS sur les zoonoses émergentes, ainsi que les travaux du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) sur les maladies à transmission vectorielle et par contact. La situation du MV Hondius fera l'objet d'un suivi quotidien par notre rédaction, en lien avec les sources officielles et les correspondants locaux.