EN DIRECT - Hantavirus sur un navire de croisière : l’Espagne a accepté un accostage aux Canaries, l’OMS soupçonne une «transmission interhumaine»

Un événement alarmant frappe le secteur des croisières alors que le MV Hondius, un navire de croisière, est au cœur d'une situation épidémiologique préoccupante
Un événement alarmant frappe le secteur des croisières alors que le MV Hondius, un navire de croisière, est au cœur d'une situation épidémiologique préoccupante. Le 5 mai 2026, l'Espagne a donné son accord pour que le bateau accoste aux Canaries, suite aux inquiétudes soulevées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant une possible transmission interhumaine du hantavirus. Cette annonce a suscité des craintes non seulement parmi les passagers, mais également au sein des autorités sanitaires.
À bord, 149 personnes, comprenant des membres d'équipage et des passagers, se trouvent dans une situation d'incertitude de plus en plus pesante. Jake Rosmarin, l'un des passagers, a partagé son angoisse sur Instagram, déclarant : « Tout ce que nous voulons maintenant, c’est nous sentir en sécurité, avoir des réponses claires et rentrer chez nous. » Cette déclaration illustre la tension croissante alors que les autorités s'efforcent de gérer la crise.
L’OMS a rapidement réagi à cette menace potentielle en lançant une opération pour identifier et suivre les passagers d'un vol ayant transporté une croisiériste néerlandaise, décédée récemment après avoir été évacuée de Sainte-Hélène. Ce décès a immédiatement déclenché une série de mesures préventives destinées à minimiser le risque de propagation du hantavirus.
Actuellement, la situation à bord du MV Hondius est préoccupante, avec deux cas confirmés de hantavirus, tandis que cinq autres sont considérés comme suspects, selon les données fournies par l'OMS. Les tests sont en cours pour évaluer l'ampleur de l'épidémie et rassurer passagers et membres d'équipage sur leur état de santé.
Ce n'est pas un cas isolé. Les navires de croisière sont souvent des lieux propices à la propagation de maladies infectieuses, en raison de la promiscuité des passagers. Des épidémies précédentes ont déjà mis en lumière les vulnérabilités de ces environnements. Ces récurrences soulèvent des interrogations sur la sécurité sanitaire à bord de tels vaisseaux.
Face à cette situation, les autorités espagnoles doivent naviguer avec prudence. En acceptant l'accostage du MV Hondius, elles visent à mettre en place des mesures de santé publique robustes pour protéger la population locale. À leur arrivée, des équipes médicales seront prêtes à effectuer des examens approfondis des passagers et de l'équipage.
L'inquiétude grandit autour des transmissions interhumaines du hantavirus. Les experts en santé publique expriment leur vigilance, craignant une éventuelle propagation du virus. Ils appellent à la prudence concernant les interactions sociales et les contacts étroits, dans un contexte où les risques sanitaires sont accrus.
Dans les jours à venir, l'OMS devrait publier des recommandations détaillées. Les résultats des tests en cours pourraient influencer la mise en œuvre de mesures supplémentaires, tant pour les passagers du MV Hondius que pour la population des Canaries. La situation continue d'évoluer, et les autorités demeurent en alerte pour endiguer cette menace potentielle.