EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : «Nos coups dévastateurs vous écraseront», l’Iran promet un conflit bien «au-delà de la région» en cas d’attaque américaine

EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran promet un conflit étendu «au-delà de la région» en cas d’attaque américaine Les tensions entre Téhéran et Washington
EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : l’Iran promet un conflit étendu «au-delà de la région» en cas d’attaque américaine
Les tensions entre Téhéran et Washington connaissent une nouvelle escalade verbale, alors qu’un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis le 8 avril. Selon des informations rapportées par Le Figaro ce mercredi 20 mai 2026, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont menacé d’étendre tout futur conflit «au-delà de la région» du Moyen-Orient si les États-Unis et Israël venaient à frapper de nouveau le territoire iranien.
«Si l’agression contre l’Iran se répète, la guerre régionale promise s’étendra cette fois bien au-delà», ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué cité par le quotidien français. La formulation, particulièrement martiale, laisse entendre que Téhéran envisagerait des représailles sur des théâtres d’opérations éloignés, potentiellement en dehors du Moyen-Orient. Les termes employés, «nos coups dévastateurs vous écraseront», semblent viser directement les responsables politiques et militaires américains et israéliens.
Cette menace intervient dans un contexte de fragilité du cessez-le-feu instauré le 8 avril, après plus d’un mois de guerre ouverte déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février. Le président américain Donald Trump, interrogé par des journalistes à la Maison-Blanche, a répété qu’il espérait ne pas devoir recourir à la force. «Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l’instant», a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Le Figaro. Cette déclaration, bien que prudente dans sa forme, n’exclut pas une nouvelle escalade militaire.
Par ailleurs, des signaux diplomatiques contradictoires se multiplient. Le président chinois Xi Jinping aurait indiqué au président russe Vladimir Poutine qu’une reprise des hostilités au Moyen-Orient serait «inopportune», selon des sources gouvernementales non précisées. Cette position, rapportée par Le Figaro à 06h34, suggère que Pékin cherche à éviter un embrasement régional qui pourrait perturber ses intérêts économiques et énergétiques. En parallèle, Séoul a annoncé qu’un pétrolier sud-coréen avait traversé le détroit d’Ormuz sans incident, un passage stratégique pour le transport du pétrole, sous haute surveillance depuis le début du conflit.
Les Gardiens de la Révolution ont également rappelé que toute nouvelle agression ne se limiterait pas à des frappes aériennes ou terrestres, mais pourrait impliquer des actions asymétriques, notamment via les milices alliées de l’Iran au Liban, en Irak ou au Yémen. La promesse d’un conflit «au-delà de la région» pourrait ainsi viser des bases américaines dans le golfe Persique, mais aussi des cibles plus lointaines, comme des infrastructures israéliennes ou américaines en Europe ou en Asie.
Ce regain de tensions intervient alors que les négociations sur un accord nucléaire, suspendues depuis l’offensive de février, n’ont pas repris. Selon des sources diplomatiques citées par Le Figaro, les discussions indirectes entre Téhéran et Washington via des médiateurs européens et qataris seraient dans l’impasse. L’Iran exigerait des garanties de non-agression et la levée des sanctions économiques, tandis que les États-Unis conditionnent tout retour à la table des négociations à un arrêt des programmes balistiques iraniens.
La situation sécuritaire dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste particulièrement préoccupante. Si le pétrolier sud-coréen a pu traverser sans incident, les forces navales iraniennes ont multiplié les exercices militaires dans la zone, selon des images satellites analysées par des experts en sécurité. Une escalade pourrait entraîner une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques mondiaux, avec des conséquences économiques immédiates pour les marchés asiatiques et européens.
Alors que le cessez-le-feu du 8 avril semble de plus en plus précaire, les déclarations des Gardiens de la Révolution et de Donald Trump pourraient n’être que le prélude à une nouvelle phase du conflit, dont les contours géographiques et stratégiques restent incertains.