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EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : au Liban, le Hezbollah «n’acceptera pas un cessez-le-feu partiel» avec Israël

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : au Liban, le Hezbollah «n’acceptera pas un cessez-le-feu partiel» avec Israël

Les pourparlers entre Israël et le Liban butent sur la question d'un cessez-le-feu partiel, le Hezbollah rejetant catégoriquement toute trêve qui ne serait pas

Les pourparlers entre Israël et le Liban butent sur la question d'un cessez-le-feu partiel, le Hezbollah rejetant catégoriquement toute trêve qui ne serait pas globale. Selon des informations rapportées par Le Figaro, les ambassadeurs des deux pays ont été reçus mardi au département d’État américain pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors que les échanges de tirs se poursuivent sur le terrain. Cette position inflexible de la milice chiite intervient dans un contexte de tensions accrues, marqué par des frappes israéliennes et des déclarations fermes de part et d’autre.

Un refus catégorique du Hezbollah face aux propositions américaines

Le Hezbollah aurait signifié aux médiateurs américains qu’il « n’acceptera pas un cessez-le-feu partiel » avec Israël, selon des sources proches des négociations citées par Le Figaro. Cette prise de position, rapportée le 2 juin 2026, semble enterrer les espoirs d’une trêve rapide dans le sud du Liban. La milice chiite conditionnerait tout arrêt des hostilités à un retrait israélien complet des zones contestées et à un accord global couvrant l’ensemble des frontières. En effet, les discussions à Washington, bien que qualifiées de « directes », n’auraient pas permis de rapprocher les positions, chaque camp campant sur ses prérogatives.

Par ailleurs, l’armée israélienne a affirmé avoir intercepté tôt mardi deux projectiles en provenance du Liban, tandis que des frappes ont été signalées sur la ville de Nabatiyé, faisant six morts selon un bilan provisoire. Ces incidents illustrent la fragilité du cessez-le-feu tacite que Donald Trump avait pourtant assuré avoir obtenu. Le président américain avait déclaré qu’Israël et le Hezbollah lui avaient promis l’apaisement, une affirmation contredite par les faits sur le terrain.

Des frappes israéliennes et des appels à l’évacuation

Le contexte militaire s’est durci avec l’appel de l’armée israélienne à évacuer la ville libanaise de Nabatiyé, une localité stratégique du sud du pays. Selon des sources militaires israéliennes, ce type d’avertissement précède généralement des opérations de grande envergure. Israël aurait également obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah venait à attaquer ses localités, une information qui, si elle se confirmait, marquerait une escalade significative.

De son côté, un responsable militaire iranien a jugé « inévitable » une reprise de la guerre contre les États-Unis, ajoutant une dimension régionale au conflit. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a pour sa part déclaré que « rien ne peut justifier » une occupation prolongée d’Israël au Liban, tentant de maintenir une pression diplomatique sur l’État hébreu. Par ailleurs, Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien, serait « vivant » et « de plus en plus impliqué » dans la direction du pays, selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio, une déclaration qui pourrait influencer la perception des équilibres internes à Téhéran.

Des perspectives de négociation assombries par les positions maximalistes

Les pourparlers de Washington, bien que présentés comme une avancée diplomatique, semblent patiner face à des demandes jugées irréconciliables. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, exigerait des garanties sur le retrait israélien de toutes les zones contestées, tandis qu’Israël conditionnerait tout arrêt des hostilités à un désarmement complet de la milice chiite. Cette asymétrie des objectifs rend toute trêve partielle difficilement acceptable pour les deux parties.

La communauté internationale, par la voix des États-Unis et de la France, tente de maintenir un cadre de négociation, mais les positions maximalistes pourraient conduire à une impasse. Le Figaro souligne que la session de pourparlers directs entre les ambassadeurs israélien et libanais n’a pas abouti à un accord concret, chaque délégation réitérant ses lignes rouges. Dans ce climat, la perspective d’un cessez-le-feu global semble s’éloigner, d’autant plus que les incidents militaires se multiplient sur la ligne de front.