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EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : Israël dit être la cible de missiles iraniens et ferme les écoles du pays lundi

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : Israël dit être la cible de missiles iraniens et ferme les écoles du pays lundi

Le ciel du nord d’Israël s’est embrasé dimanche soir, alors que l’Iran aurait lancé au moins deux salves de missiles en direction du territoire israélien, une p

Le ciel du nord d’Israël s’est embrasé dimanche soir, alors que l’Iran aurait lancé au moins deux salves de missiles en direction du territoire israélien, une première depuis l’annonce du cessez-le-feu du 8 avril dernier. Face à cette escalade, les autorités israéliennes ont immédiatement annoncé la fermeture de toutes les écoles du pays pour la journée de lundi, tandis que l’armée affirmait avoir intercepté la totalité des projectiles. Cette nouvelle confrontation marque un tournant dans les tensions régionales, déjà exacerbées par les frappes israéliennes au Liban et les menaces proférées par Téhéran. ## Un barrage de missiles inédit depuis le cessez-le-feu Selon les informations rapportées par Le Figaro, les sirènes d’alerte ont retenti dans de vastes pans du nord d’Israël dimanche soir. Tsahal a identifié, pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril, au moins deux vagues de missiles tirés depuis l’Iran. L’armée israélienne a déclaré avoir « jusqu’à présent » intercepté tous les missiles iraniens, sans préciser dans l’immédiat si des dégâts matériels ou humains étaient à déplorer. Cette attaque survient dans un contexte de tensions extrêmes, alors qu’Israël mène des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, visant notamment deux immeubles, et que l’Iran menace de frapper les intérêts américains dans la région. Les représailles iraniennes ont été qualifiées d’« avertissement » par Téhéran, qui estime qu’Israël a franchi « toutes les lignes rouges » et doit cesser d’attaquer le Liban. Ce langage belliqueux, rapporté par les médias internationaux, pourrait indiquer une volonté de l’Iran de ne pas en rester à cette unique salve, même si aucune information officielle n’a confirmé de nouvelles vagues de tirs dans la soirée. La situation reste donc extrêmement volatile, d’autant plus que les États-Unis, allié historique d’Israël, n’ont pas encore réagi officiellement à cette escalade. ## La fermeture des écoles, signe d’une menace imminente En réaction à ces tirs, Israël a annoncé la fermeture des écoles dans tout le pays pour la journée de lundi. Cette décision, prise par les autorités de sécurité, vise à protéger les élèves et le personnel éducatif face à la menace de nouvelles attaques. Elle intervient alors que le système de défense aérienne israélien, le Dôme de fer, aurait été pleinement mobilisé pour intercepter les projectiles entrants. Cette mesure préventive, bien que rare, n’est pas sans précédent dans l’histoire récente du pays, notamment lors des conflits majeurs avec le Hamas ou le Hezbollah. Le choix de fermer les écoles reflète également l’incertitude qui plane sur la durée et l’intensité de cette nouvelle confrontation. D’après des sources gouvernementales israéliennes, la décision pourrait être étendue si la situation sécuritaire ne s’améliore pas dans les prochaines heures. Les parents israéliens, déjà habitués à des protocoles de sécurité stricts, ont été invités à suivre les consignes des autorités locales. Par ailleurs, les vols civils dans l’espace aérien nord du pays pourraient également être perturbés, bien qu’aucune annonce officielle n’ait encore été faite à ce sujet. ## Un contexte régional déjà sous haute tension Cette attaque iranienne s’inscrit dans un contexte régional déjà marqué par une escalade militaire israélienne au Liban. Plus tôt dans la journée de dimanche, Israël avait mené des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, visant deux immeubles selon des sources locales. L’armée israélienne a confirmé ces opérations, les présentant comme des ripostes à des tirs de roquettes provenant du territoire libanais. Par ailleurs, l’ancien président américain Donald Trump a plaidé pour des frappes plus « chirurgicales » contre le Hezbollah, ajoutant une dimension politique à cette crise. L’Iran, de son côté, a menacé de frapper les intérêts américains dans la région si les attaques israéliennes se poursuivaient. Cette menace, relayée par l’agence de presse iranienne, pourrait compliquer davantage la position des États-Unis, déjà engagés dans des négociations indirectes avec Téhéran sur le dossier nucléaire. La communauté internationale, quant à elle, observe avec inquiétude cette escalade, qui pourrait déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient. Les appels à la retenue se multiplient, mais aucune médiation concrète n’a encore été annoncée pour désamorcer la crise. Alors que les sirènes d’alerte continuent de retentir dans le nord d’Israël et que les écoles resteront fermées lundi, la question centrale demeure celle de la réaction israélienne. Tsahal pourrait envisager des représailles ciblées contre les sites de lancement iraniens ou contre les positions du Hezbollah au Liban, tandis que l’Iran semble déterminé à maintenir la pression. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer si ce nouveau chapitre du conflit au Moyen-Orient débouche sur une guerre ouverte ou sur un retour au statu quo ante.