Onyx Infos

EN DIRECT - Débat de la primaire à gauche : les cinq candidats débattent sur la question de l’énergie

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Débat de la primaire à gauche : les cinq candidats débattent sur la question de l’énergie

À cinq jours du premier tour de la primaire sociale-démocrate, les cinq candidats — Olivier Faure, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel

À cinq jours du premier tour de la primaire sociale-démocrate, les cinq candidats — Olivier Faure, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel — se sont retrouvés sur le plateau de BFMTV pour un ultime débat télévisé, consacré notamment à la question de l'énergie et aux enjeux internationaux. Selon les informations rapportées par Le Figaro, cette confrontation, débutée à 20h42, visait à éclairer les électeurs indécis avant le scrutin du 9 octobre 2026. ## Un débat centré sur la souveraineté énergétique et la défense européenne D'après les comptes rendus du Figaro, les échanges ont rapidement débordé du cadre strictement énergétique pour embrasser les questions de défense et de politique étrangère, jugées indissociables des enjeux d'approvisionnement. Raphaël Glucksmann a ainsi plaidé pour « une défense européenne, souveraine, autonome », estimant que « ce qui se joue en Ukraine, ce n'est pas juste l'avenir de l'Ukraine, c'est l'avenir de l'ensemble de l'Europe, parce que nous sommes tous ciblés ». Une position qui, selon le social-démocrate, conditionnerait également la sécurité des approvisionnements énergétiques du continent. ## Faure insiste sur le poids financier du conflit ukrainien Olivier Faure, de son côté, a développé un argumentaire centré sur les conséquences budgétaires du conflit. Selon le patron du Parti socialiste cité par Le Figaro, Vladimir Poutine ne souhaiterait pas négocier et renforcerait même ses positions sur le front, avec « 300 000 hommes qui viendraient maintenant à la conquête du Donbass ». Il a souligné que cette situation « pèse sur les finances de la France, de l'Europe, parce que, aujourd'hui, nous sommes les seuls à financer l'effort ukrainien ». Un constat qui, d'après lui, devrait s'articuler avec une réflexion plus large sur la maîtrise des coûts énergétiques. ## Un contexte budgétaire tendu en toile de fond Par ailleurs, cette séquence intervient dans un climat financier particulièrement contraint. Selon des informations rapportées par Le Figaro, Bercy évalue à 10 milliards d'euros l'effort demandé aux entreprises, soit moitié moins que les 20 milliards avancés par le Medef. Cette divergence, révélée le jour même du débat, illustre les tensions autour du financement des politiques publiques, notamment dans le domaine de la transition énergétique et du soutien à l'Ukraine. ## Cinq candidats, cinq approches de l'énergie Toutefois, le format du débat — une confrontation directe à cinq — a pu limiter la profondeur des échanges sur les aspects strictement techniques de la politique énergétique. Chaque candidat a semblé privilégier une entrée thématique propre : Glucksmann par la défense européenne, Faure par la solidarité budgétaire face à la Russie. Les positions de Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel sur le mix énergétique, le nucléaire ou les renouvelables n'ont pas été détaillées dans les éléments relayés en direct. Cette séquence télévisée, la dernière avant le premier tour, pourrait peser sur le choix des électeurs socialistes. Elle confirme en tout cas que la question énergétique, loin d'être un sujet technique isolé, s'imbrique désormais étroitement dans les débats sur la souveraineté et la solidarité internationale.