EN DIRECT - Colère des lycéens : Laurent Nunez demande l’interdiction «provisoire» des «grenades assourdissantes», 18 enquêtes IGPN ouvertes

## Colère des lycéens : Laurent Nunez demande une interdiction « provisoire » des grenades assourdissantes La mobilisation lycéenne qui secoue la France depuis
## Colère des lycéens : Laurent Nunez demande une interdiction « provisoire » des grenades assourdissantes
La mobilisation lycéenne qui secoue la France depuis plusieurs jours connaît un tournant judiciaire et sécuritaire. Selon Le Figaro, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a annoncé, mercredi 7 octobre 2026 sur RTL, avoir demandé l'interdiction « provisoire » des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu'un lycéen a perdu une main à Lens, une blessure que cette munition « pourrait être à l'origine » de causer, selon les autorités.
## Une mesure ciblée sur les rassemblements lycéens
Laurent Nunez a précisé que l'usage de ces grenades était « suspendu » uniquement pour les manifestations lycéennes, et non de manière générale. Cette restriction temporaire vise à répondre à la controverse née de l'accident survenu à Lens, où un jeune manifestant a été grièvement blessé. Le ministre a toutefois maintenu que le cadre légal du maintien de l'ordre demeurait inchangé pour les autres types de rassemblements. La mesure, présentée comme provisoire, pourrait être réévaluée en fonction de l'évolution de la situation et des conclusions des enquêtes en cours.
## Dix-huit enquêtes ouvertes par l'IGPN
Parallèlement à cette annonce, Laurent Nunez a indiqué que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), communément appelée la « police des polices », a été saisie de dix-huit enquêtes à ce stade. Ces investigations visent à faire la lumière sur les conditions d'intervention des forces de l'ordre lors des récents affrontements avec des lycéens. Le chiffre témoigne de l'ampleur des incidents recensés sur l'ensemble du territoire. L'IGPN devra déterminer si des fautes professionnelles ont été commises, notamment dans le cas de Lens.
## Un appel à l'empathie depuis l'Élysée
En amont de ces annonces, Emmanuel Macron a demandé « d'être dans l'empathie » dans la gestion du maintien de l'ordre, selon les éléments rapportés par Le Figaro. Cette consigne présidentielle traduit la volonté de l'exécutif d'apaiser une situation tendue, alors que la colère des lycéens ne faiblit pas. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit par ailleurs s'exprimer mercredi soir depuis Matignon sur les lycées, mais aussi sur les carburants, la crise agricole et la dette, signe que la contestation s'inscrit dans un climat social plus large.
## 528 établissements touchés
Sur le front scolaire, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé que les cours étaient « totalement ou partiellement suspendus dans 528 établissements ». Ce chiffre illustre l'ampleur du mouvement, qui perturbe la scolarité de milliers d'élèves à travers le pays. Le principal syndicat de chefs d'établissement s'est également exprimé sur la situation, sans que ses positions ne soient détaillées dans les éléments disponibles.
La décision de Laurent Nunez marque une première réponse institutionnelle à une crise qui mêle enjeux sécuritaires, scolaires et politiques. Reste à savoir si cette suspension provisoire suffira à calmer la colère des lycéens, alors que les enquêtes de l'IGPN pourraient révéler des dysfonctionnements plus profonds dans la doctrine du maintien de l'ordre.