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EN DIRECT - Canicule : la vigilance rouge se termine ce lundi en France, le gouvernement accusé d’«incompétence» et d’«inaction»

Une · · Par Claire BERNARD

EN DIRECT - Canicule : la vigilance rouge se termine ce lundi en France, le gouvernement accusé d’«incompétence» et d’«inaction»

EN DIRECT - Canicule : la vigilance rouge se termine ce lundi en France, le gouvernement accusé d’«incompétence» et d’«inaction» Alors que la France émerge lent

EN DIRECT - Canicule : la vigilance rouge se termine ce lundi en France, le gouvernement accusé d’«incompétence» et d’«inaction»

Alors que la France émerge lentement d'une vague de chaleur historique, la vigilance rouge canicule prend fin ce lundi 29 juin 2026, après plusieurs jours de températures extrêmes. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, doit présider en fin d'après-midi une nouvelle cellule interministérielle de crise, tandis que le gouvernement fait face à des accusations d'«incompétence» et d'«inaction», selon des informations rapportées par Le Figaro.

Un bilan sanitaire qui s'alourdit

Selon les données publiées par Santé publique France, environ 1000 décès supplémentaires ont été comptabilisés depuis mercredi par rapport aux mois précédents, un premier bilan qui, selon les autorités sanitaires, «serait probablement voué à s'alourdir». À l'échelle européenne, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé plus de 1300 morts liés à cette canicule. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que les interventions des secours avaient augmenté de 20% depuis le 18 juin par rapport à la même période de l'année dernière. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a également évoqué une activité des urgences «exceptionnellement élevée» depuis la fin de la semaine dernière, bien qu'une légère baisse des passages aux urgences (-10%) et des appels au Samu (-9%) ait été observée par rapport à la veille, à un niveau encore nettement supérieur à la normale.

Des critiques politiques grandissantes

Face à ce bilan humain, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer la gestion gouvernementale de cette crise sanitaire. Des accusations d'«incompétence» et d'«inaction» ont été formulées à l'encontre de l'exécutif, selon des sources politiques citées par Le Figaro. Les critiques portent notamment sur le manque d'anticipation et de mesures préventives suffisantes pour protéger les populations les plus vulnérables, alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient ces dernières années. Le gouvernement, par la voix de Matignon, a annoncé que le premier ministre Sébastien Lecornu présiderait une nouvelle cellule interministérielle de crise ce lundi en fin d'après-midi, sans toutefois préciser les mesures concrètes qui pourraient en découler.

Une fin de vigilance qui n'annonce pas la fin de la chaleur

Bien que la vigilance rouge soit levée, Météo-France prévient que le thermomètre pourrait rapidement regrimper. Selon l'agence météorologique, «le scénario de fortes chaleurs sur le pays devient plus probable» pour la semaine du 6 au 13 juillet. Cette perspective soulève des inquiétudes quant à la capacité des services publics à faire face à un nouvel épisode caniculaire, d'autant plus que les systèmes de santé et de secours sont déjà sous tension. La levée de la vigilance rouge pour l'Île-de-France et neuf autres départements, qui passent en vigilance orange, marque une accalmie relative mais ne signifie pas un retour à la normale.

Des enjeux structurels pour l'avenir

Cette crise intervient dans un contexte où les épisodes de canicule sont appelés à se reproduire avec une fréquence et une intensité accrues en raison du changement climatique. Les critiques adressées au gouvernement mettent en lumière un débat plus large sur la préparation des infrastructures, des hôpitaux et des services d'urgence face à ces phénomènes. Les accusations d'«inaction» pourraient ainsi peser sur l'agenda politique des prochaines semaines, alors que les autorités tentent de concilier gestion immédiate de la crise et planification à long terme. La cellule de crise présidée par Sébastien Lecornu devra répondre à ces attentes, dans un climat où la confiance dans la gestion publique des risques sanitaires semble fragilisée.