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EN DIRECT Blocus des lycées : "Il faut rétablir l’ordre", insiste le président du Sénat Gérard Larcher tandis que Laurent Nuñez se refuse de parler de répression

Une · · Par Claire BERNARD

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## Blocus des lycées : "Il faut rétablir l'ordre", insiste Gérard Larcher, Laurent Nuñez refuse de parler de répression Alors que la mobilisation des lycéens se

## Blocus des lycées : "Il faut rétablir l'ordre", insiste Gérard Larcher, Laurent Nuñez refuse de parler de répression Alors que la mobilisation des lycéens se poursuit depuis plus d'une semaine à travers la France, le débat sur la réponse de l'État s'intensifie au sommet de l'appareil institutionnel. Selon des informations rapportées par Midi Libre, le président du Sénat, Gérard Larcher, a appelé à un rétablissement de l'ordre, tandis que le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s'est refusé à qualifier de répression l'action des forces de l'ordre. ## Une mobilisation nationale qui s'installe dans la durée D'après les éléments relayés par Midi Libre, le mouvement lycéen s'étend désormais sur l'ensemble du territoire, de Lille à Montpellier, de Marseille à Belfort, en passant par Béziers, Strasbourg, Bordeaux, Lyon et Toulouse. Cette diffusion géographique, qui touche des agglomérations de tailles et de profils variés, semblerait indiquer une structuration du mouvement au-delà des seuls bassins scolaires habituellement mobilisés. En effet, la simultanéité des blocages dans des villes aussi éloignées les unes des autres suggère une coordination, ou à tout le moins une convergence de revendications, dont les contours précis n'ont pas encore été officiellement établis. ## Gérard Larcher plaide pour le rétablissement de l'ordre Selon les propos rapportés par Midi Libre, le président du Sénat, Gérard Larcher, a insisté sur la nécessité de rétablir l'ordre face à la multiplication des blocages d'établissements scolaires. Cette prise de position, formulée par un responsable institutionnel de premier plan, pourrait peser dans le débat sur l'orientation à donner à la réponse gouvernementale. Toutefois, elle ne constitue pas, à ce stade, une annonce de mesure opérationnelle, le Sénat n'ayant pas de compétence directe en matière de maintien de l'ordre. Par ailleurs, cette déclaration s'inscrit dans un contexte où la question de l'ordre public dans les établissements scolaires revient régulièrement dans le discours politique depuis plusieurs années. ## Laurent Nuñez évite le terme de répression D'après les informations de Midi Libre, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s'est refusé à employer le terme de répression pour qualifier l'intervention des forces de l'ordre face aux blocages. Ce choix sémantique, qui n'est pas anodin, semblerait traduire une volonté de maintenir une distinction entre le maintien de l'ordre et une éventuelle qualification plus politique de l'action policière. En effet, l'usage du mot "répression" est régulièrement contesté par l'exécutif lorsqu'il s'applique à des mouvements sociaux, le gouvernement préférant parler de "rétablissement de l'ordre" ou de "maintien de l'ordre républicain". ## Un enjeu institutionnel et sécuritaire La coexistence de ces deux prises de parole, l'une appelant fermement au rétablissement de l'ordre, l'autre évitant soigneusement le vocabulaire de la répression, illustre une tension dans la communication de l'État. Alors que la mobilisation lycéenne se poursuit dans de nombreuses villes françaises, la manière dont les autorités qualifieront et traiteront ces blocages pourrait influencer l'évolution du mouvement dans les jours à venir.