EN DIRECT - Blocage des lycées : «Il va falloir mettre des choses concrètes sur la table, pas juste des courriers», réclame un syndicat d’enseignants

## Blocage des lycées : le SNALC réclame des actes, pas des courriers Alors que la mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs établissements français, la
## Blocage des lycées : le SNALC réclame des actes, pas des courriers
Alors que la mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs établissements français, la « feuille de route » adressée dimanche soir par le Premier ministre Sébastien Lecornu à ses ministres suscite des réactions contrastées. Selon des informations rapportées par Le Figaro, ce document demande notamment que les cours reprennent « partout » où cela est possible, tout en fixant un calendrier destiné à répondre en partie aux revendications exprimées.
## Un exercice de « communication » selon le SNALC
Invité lundi matin sur France 2, Jean-Rémi Girard, professeur de français et président du syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (SNALC), a vivement critiqué la démarche gouvernementale. Selon lui, cette feuille de route relèverait d'un simple exercice de « communication ». « Il va falloir mettre des choses concrètes sur la table, pas juste des courriers », a-t-il déclaré, réclamant des mesures tangibles plutôt que des annonces d'intention. Cette prise de position illustre la défiance persistante d'une partie du corps enseignant face aux réponses apportées jusqu'ici par l'exécutif à la crise.
## La question des réparations divise
Par ailleurs, le débat s'est déplacé sur le terrain des dégâts matériels causés lors de certains blocages. Interrogé sur la proposition de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, de « demander la responsabilité civile des parents » des auteurs de dégradations — une position formulée vendredi sur RTL —, Jean-Rémi Girard a répondu par un « Oui, mais… » prudent. Selon Le Figaro, le syndicaliste semblerait estimer la mesure envisageable, tout en soulignant ses limites pratiques. Cette position nuancée témoigne de la complexité du dossier, entre volonté de sanction et réalité juridique.
## Un calendrier gouvernemental sous pression
La feuille de route transmise dimanche soir fixe un calendrier que le gouvernement entend respecter pour répondre aux revendications lycéennes. Toutefois, l'accueil réservé par le SNALC laisse présager des tensions persistantes. En effet, si l'exécutif mise sur une reprise progressive des cours, la représentativité des syndicats et leur capacité à peser sur les négociations pourraient s'avérer déterminantes dans les jours à venir. D'autant plus que la mobilisation estudiantine, loin de faiblir, continue de s'organiser dans plusieurs académies.
## Une crise aux multiples facettes
Cette séquence s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de l'Éducation nationale, où se mêlent revendications sociales, enjeux sécuritaires et questions de responsabilité. Le débat sur la responsabilité civile des parents, porté par le ministère de la Justice, pourrait également faire l'objet d'arbitrages juridiques délicats. Selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro, l'objectif affiché demeure la reprise des cours « partout » où cela est possible, sans pour autant préciser les moyens concrets mobilisés à cette fin.
L'évolution de la situation dépendra en partie de la capacité du gouvernement à transformer ses annonces en mesures opérationnelles, une exigence formulée avec insistance par les représentants syndicaux.