"Elles sont comme des mines d’or cette année": le patron de Totalenergies se félicite de l'efficacité de ses raffineries qui tournent à plein régime face au manque de diesel

## TotalEnergies : des raffineries européennes « comme des mines d'or » Portées par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et par une désorganisation persis
## TotalEnergies : des raffineries européennes « comme des mines d'or »
Portées par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et par une désorganisation persistante des marchés mondiaux, les raffineries européennes de TotalEnergies tournent à plein régime et dégagent des profits considérables en 2026. Le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, s'est félicité publiquement de cette situation lors de la journée investisseurs du lundi 28 septembre, qualifiant ces sites de véritables « mines d'or ».
## Un revirement spectaculaire pour des actifs longtemps décriés
« Certains font régulièrement le commentaire que nos raffineries européennes sont à la traîne, mais la réalité, c'est qu'elles ne le sont pas (...), elles tournent toutes à pleine capacité et elles sont comme des mines d'or, cette année », a déclaré Patrick Pouyanné devant les investisseurs, selon des propos rapportés par BFM Business. Le dirigeant a souligné le bon niveau d'« intégration » des actifs du groupe, du raffinage jusqu'à l'électricité. Ce satisfecit marque un contraste frappant avec les critiques récurrentes dont ces sites faisaient l'objet, régulièrement présentés comme un maillon faible du géant pétrogazier face à la concurrence des grandes unités du Moyen-Orient et d'Asie.
## Priorité au diesel et au kérosène
Le groupe a réorienté sa production pour répondre aux pénuries les plus criantes. « Nous avons optimisé les rendements de toutes nos raffineries dans le monde afin de maximiser la production de carburants pour aviation et de diesel, car ce sont les produits dont on est le plus à court aujourd'hui, sur le marché », a précisé Vincent Stoquart, directeur général du raffinage et de la chimie. Cette stratégie illustre la capacité du groupe à adapter son outil industriel aux déséquilibres d'un marché mondial perturbé, où la demande en distillats moyens reste supérieure à l'offre disponible.
## Des arrêts techniques reportés pour tenir les cadences
Pour maintenir cette production à un niveau élevé, TotalEnergies a pris une décision inhabituelle : reporter certaines opérations de maintenance. « Nous avons également décidé de reporter certaines opérations de maintenance », a confirmé Vincent Stoquart. Il a cité l'exemple de la raffinerie de Normandie, près du Havre, la plus grosse unité du groupe en France : alors qu'elle « devait entrer en arrêt technique dans quelques jours, nous avons décidé de repousser cet arrêt à l'année prochaine », a-t-il expliqué. L'installation fonctionnera donc trois mois de plus que prévu, une décision qui témoigne de l'arbitrage effectué entre maintenance programmée et captation d'un contexte de marché exceptionnellement favorable.
## Le plafonnement des prix maintenu en France
Le groupe maintient parallèlement son plafonnement des prix à la pompe dans l'Hexagone, un engagement qui coexiste avec ces profits élevés. Cette position pourrait alimenter le débat sur le partage de la valeur entre le groupe et les consommateurs français, dans un contexte de tension persistante sur les prix des carburants.
## Un équilibre à surveiller
Le report d'arrêts techniques n'est toutefois pas neutre : il diffère dans le temps des opérations indispensables à la fiabilité des installations, ce qui pourrait peser sur la disponibilité future des unités. La rentabilité actuelle des raffineries européennes dépend en outre largement de facteurs exogènes — tensions géopolitiques et perturbations logistiques — dont la persistance reste incertaine. Pour TotalEnergies, l'enjeu consistera à convertir cette fenêtre de profits exceptionnels en gains durables, sans compromettre la sécurité industrielle de ses sites.