Onyx Infos

Elle sera la première femme française : l’astronaute Sophie Adenot va effectuer une sortie extravéhiculaire depuis l’ISS

Une · · Par Claire BERNARD

Elle sera la première femme française : l’astronaute Sophie Adenot va effectuer une sortie extravéhiculaire depuis l’ISS

L’astronaute française Sophie Adenot réalisera une sortie extravéhiculaire depuis la Station spatiale internationale (ISS) le 18 août prochain, une mission qui

L’astronaute française Sophie Adenot réalisera une sortie extravéhiculaire depuis la Station spatiale internationale (ISS) le 18 août prochain, une mission qui devrait marquer une première historique pour la France. Selon des informations rapportées par Midi Libre, l’ingénieure sera accompagnée de l’Américain Anil Menon pour une intervention d’une durée de six heures et demie, une opération qui s’inscrit dans le cadre des activités de maintenance et d’amélioration de l’avant-poste orbital. ### Une première dans l’histoire spatiale française Cette sortie extravéhiculaire, si elle se déroule comme prévu, ferait de Sophie Adenot la première femme française à évoluer dans le vide spatial. D’après les éléments communiqués par le quotidien régional, la mission consisterait en une série de travaux techniques sur la structure externe de l’ISS, bien que le détail précis des opérations n’ait pas été intégralement divulgué à ce stade. L’astronaute, sélectionnée en 2021 au sein du groupe d’astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA), aurait suivi un entraînement intensif au centre spatial Johnson de la NASA à Houston, aux États-Unis, pour préparer cette échéance. Le choix d’associer Sophie Adenot à Anil Menon, médecin et pilote de formation, ne semblerait pas anodin. Les équipages de sortie extravéhiculaire sont généralement constitués en fonction de compétences complémentaires, et la combinaison des profils techniques et médicaux des deux astronautes pourrait répondre aux exigences spécifiques de cette intervention. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée concernant la répartition exacte des tâches entre les deux membres de l’équipage. ### Un contexte de coopération internationale renforcée Cette annonce intervient dans un climat de coopération spatiale internationale soutenue, alors que l’ISS demeure un lieu privilégié de collaboration entre les agences américaine, européenne, japonaise, canadienne et russe. La participation de Sophie Adenot à cette mission s’inscrirait dans la continuité des vols habités européens, qui se sont succédé depuis les années 1980 avec des astronautes français tels que Jean-Loup Chrétien, Claudie Haigneré ou plus récemment Thomas Pesquet. Toutefois, aucune femme française n’avait jusqu’à présent été désignée pour une sortie extravéhiculaire, ce qui conférerait à cette opération une portée symbolique particulière. Les sorties extravéhiculaires, qui consistent à quitter le sas pressurisé de la station pour évoluer dans l’espace, comptent parmi les opérations les plus délicates du vol habité. Elles nécessitent une préparation minutieuse, notamment en ce qui concerne la manipulation des scaphandres, la gestion des outils et la coordination avec le contrôle au sol. D’après des sources proches du programme spatial européen, Sophie Adenot aurait accumulé plusieurs centaines d’heures de simulation en immersion et en apesanteur artificielle pour se préparer à cette échéance. ### Des implications pour le programme spatial européen La réalisation de cette sortie extravéhiculaire pourrait également avoir des répercussions sur la visibilité du programme spatial européen et sur l’attractivité des carrières scientifiques auprès des jeunes générations. En effet, la désignation d’une femme française pour une mission de cette nature pourrait contribuer à renforcer l’exemple offert par les agences spatiales en matière de parité, un enjeu régulièrement souligné par l’ESA dans ses communications publiques. Selon des données publiées par l’agence européenne, la proportion de femmes astronautes au sein des effectifs actifs demeurerait inférieure à 20 %, malgré des efforts de recrutement accrus ces dernières années. Par ailleurs, cette mission intervient à un moment où l’avenir de l’ISS fait l’objet de discussions entre les partenaires internationaux, certains évoquant une prolongation de son exploitation jusqu’en 2030, voire au-delà. La réussite de cette opération pourrait ainsi servir de référence pour les futures missions de maintenance, alors que des projets de stations orbitales commerciales commencent à émerger. Toutefois, aucun calendrier officiel n’a été communiqué concernant la retraite définitive de l’ISS, et les décisions à ce sujet relèveraient des gouvernements des pays partenaires. ### Une attention particulière portée aux conditions de sécurité Les conditions de sécurité entourant cette sortie extravéhiculaire feront l’objet d’une vigilance particulière, comme c’est le cas pour toutes les opérations de ce type. Les équipes au sol, basées au centre de contrôle de la NASA à Houston, surveilleront en temps réel les paramètres vitaux des deux astronautes, ainsi que l’état des scaphandres et des outils utilisés. D’après des informations rapportées par Midi Libre, l’opération devrait débuter en matinée, heure de Paris, et s’étendre sur environ six heures et demie, une durée considérée comme standard pour ce type d’intervention. Le retour de Sophie Adenot sur Terre, prévu dans le courant de l’automne, devrait clore une mission de plusieurs mois à bord de l’ISS, au cours de laquelle elle aurait participé à diverses expériences scientifiques. Les résultats de ces travaux, qui portent notamment sur la physiologie humaine et les matériaux, seraient destinés à alimenter les recherches menées par les agences spatiales et les laboratoires associés. La suite de la carrière de l’astronaute française, au sein du corps européen des astronautes, dépendra des missions qui lui seront assignées après son retour, sachant que l’ESA planifierait déjà les prochains vols habités vers la station orbitale.