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Elle fait partie des Grands Sites Occitanie : Mende, ville au cœur du mythe de la bête du Gévaudan désormais illustration du "slow tourisme"

Une · · Par Claire BERNARD

Elle fait partie des Grands Sites Occitanie : Mende, ville au cœur du mythe de la bête du Gévaudan désormais illustration du

# Mende, capitale discrète de la Lozère, mise sur le "slow tourisme" pour se réinventer Nichée à 732 mètres d'altitude dans la vallée du Lot, porte des Causses

# Mende, capitale discrète de la Lozère, mise sur le "slow tourisme" pour se réinventer Nichée à 732 mètres d'altitude dans la vallée du Lot, porte des Causses et des Cévennes, la discrète capitale de la Lozère s'impose aujourd'hui comme un sanctuaire du tourisme lent. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, Mende fait désormais partie des Grands Sites Occitanie, une distinction qui pourrait transformer la ville en laboratoire du "slow tourisme". Cette reconnaissance intervient alors que la cité, historiquement associée au mythe de la bête du Gévaudan, cherche à valoriser son patrimoine naturel et architectural sans céder aux excès du tourisme de masse. ## Une ville au carrefour des grands espaces naturels Mende bénéficie d'une position géographique exceptionnelle, à la croisée des Causses et des Cévennes, deux territoires classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. À 732 mètres d'altitude, la préfecture lozérienne offre un point de départ idéal pour explorer les gorges du Tarn, le mont Lozère ou encore l'Aubrac. D'après des sources locales, cette situation en fait une destination privilégiée pour les amateurs de randonnée, de VTT et d'activités de pleine nature, qui pourraient trouver dans le "slow tourisme" une réponse à la recherche d'authenticité et de déconnexion. Le mythe de la bête du Gévaudan, qui a marqué l'histoire de la région entre 1764 et 1767, continue d'attirer les visiteurs. Cependant, selon les autorités locales, l'objectif n'est plus de capitaliser sur cette légende sanglante mais plutôt d'offrir une expérience immersive dans un territoire préservé. La ville aurait ainsi choisi de miser sur son patrimoine religieux, avec sa cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat, et sur ses circuits historiques plutôt que sur un tourisme de divertissement. ## Le "slow tourisme" comme modèle de développement durable Le concept de "slow tourisme", qui privilégie la lenteur, l'immersion et le respect de l'environnement, semble parfaitement adapté à Mende. Selon des experts en tourisme durable interrogés par la presse régionale, cette approche pourrait permettre à la ville de se démarquer des destinations balnéaires ou urbaines saturées. En effet, la Lozère, département le moins peuplé de France avec environ 76 000 habitants, dispose d'atouts naturels rares : des espaces vierges, une faible pollution lumineuse et une biodiversité remarquable. D'après des données fournies par l'office de tourisme local, la fréquentation de Mende aurait augmenté de 15 % ces dernières années, mais sans atteindre les niveaux de congestion observés dans d'autres sites classés. Les visiteurs seraient majoritairement des couples et des familles à la recherche de calme, prêts à séjourner plusieurs jours pour explorer les environs. Cette tendance s'inscrirait dans un mouvement plus large de "tourisme de ressourcement", amplifié par la crise sanitaire et le besoin de reconnexion avec la nature. ## Une reconnaissance qui pourrait transformer la ville L'intégration de Mende dans les Grands Sites Occitanie constitue un levier potentiel pour le développement local. Selon *Midi Libre*, ce label, attribué par la région Occitanie, vise à promouvoir des destinations alliant qualité patrimoniale et démarche durable. Pour Mende, cela pourrait se traduire par des financements pour la rénovation des espaces publics, la création de voies douces ou encore la mise en place de navettes électriques reliant la ville aux sites naturels environnants. Cependant, des voix s'élèvent pour alerter sur les risques d'une surfréquentation. Selon des associations environnementales locales, le défi consistera à concilier attractivité touristique et préservation des écosystèmes fragiles. La ville pourrait ainsi être contrainte de réguler l'accès à certains sites, comme les gorges du Tarn, déjà soumises à des restrictions en période estivale. Le "slow tourisme" ne serait donc pas seulement une stratégie marketing mais une nécessité écologique. ## Entre tradition et modernité, un équilibre à trouver Mende illustre parfaitement les contradictions du tourisme contemporain : comment valoriser un territoire sans le dénaturer ? La réponse pourrait résider dans une approche participative, impliquant habitants, commerçants et visiteurs. Selon des sources municipales, des ateliers de co-construction seraient en cours pour définir les contours de cette nouvelle offre touristique, avec un accent mis sur les produits locaux, l'artisanat et les hébergements écoresponsables. La bête du Gévaudan, autrefois symbole de peur et de mystère, pourrait ainsi laisser place à une image plus apaisée de la Lozère : celle d'un territoire où le temps s'arrête, où chaque pas compte. Reste à savoir si cette vision romantique résistera à la pression économique et aux attentes des visiteurs. Le pari est ambitieux, mais Mende semble déterminée à écrire une nouvelle page de son histoire, loin des clichés et des légendes.