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Élections anticipées en Espagne: la droite se frotte les mains, Sanchez se retrousse les manches

Monde · · Par Claire BERNARD

Élections anticipées en Espagne: la droite se frotte les mains, Sanchez se retrousse les manches

## Élections anticipées en Espagne : la droite se frotte les mains, Sanchez se retrousse les manches Après l'annonce lundi par Pedro Sanchez d'un scrutin antici

## Élections anticipées en Espagne : la droite se frotte les mains, Sanchez se retrousse les manches Après l'annonce lundi par Pedro Sanchez d'un scrutin anticipé pour le 29 novembre, les formations de droite, favorites selon les derniers sondages, ne cachent pas leur satisfaction. Elles estiment qu'un cycle se termine et que le leur commence. Le Premier ministre espagnol, lui, y voit plutôt un nouveau coup de poker à remporter, selon les informations rapportées par RFI. ## Un pari risqué pour le chef du gouvernement En convoquant des élections anticipées, Pedro Sanchez prend un risque considérable. Le dirigeant socialiste, arrivé au pouvoir en 2018 après une motion de censure contre Mariano Rajoy, semblait pourtant disposer d'un mandat courant jusqu'à la fin de l'année 2023. Selon des sources politiques citées par RFI, cette décision pourrait s'expliquer par la volonté de reprendre l'initiative face à une opposition qui gagne du terrain dans les enquêtes d'opinion. Le chef de l'exécutif espagnol mise sur une mobilisation de son électorat, notamment face à la montée du parti d'extrême droite Vox, dont les scores pourraient peser lourdement sur la composition du prochain Parlement. ## La droite en position de force D'après les derniers sondages évoqués par RFI, les formations de droite apparaissent favorites pour ce scrutin du 29 novembre. Le Parti populaire (PP), principal parti d'opposition, et Vox estiment qu'un cycle politique se termine et qu'un nouveau commence. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte européen plus large, où plusieurs gouvernements progressistes ont été fragilisés ces dernières années. Toutefois, la droite espagnole reste divisée sur plusieurs dossiers, notamment la question territoriale catalane, ce qui pourrait compliquer la formation d'une majorité stable. Par ailleurs, la participation électorale demeure une inconnue majeure dans un pays où le taux d'abstention a souvent dépassé les 30 % lors des scrutins législatifs. ## Un calendrier électoral sous tension Le choix de la date du 29 novembre n'est pas anodin. Il intervient quelques semaines seulement après la rentrée parlementaire et dans un contexte économique particulièrement incertain, marqué par l'inflation et les conséquences de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie. Selon des sources gouvernementales, Pedro Sanchez pourrait chercher à capitaliser sur les mesures sociales adoptées durant son mandat, comme la revalorisation du salaire minimum ou les aides directes aux ménages. Cependant, ces arguments pourraient être contrebalancés par le mécontentement d'une partie de l'électorat face à la gestion sanitaire et économique de la crise. ## Une campagne sous haute surveillance La campagne électorale qui s'ouvre s'annonce particulièrement disputée. Les formations de droite devront convaincre au-delà de leur base traditionnelle, tandis que la gauche tentera de mobiliser autour du risque représenté, selon elle, par l'extrême droite. D'après des analystes cités par RFI, l'issue du scrutin pourrait dépendre en grande partie des électeurs indécis et des jeunes générations, dont le comportement électoral reste difficile à anticiper. Le résultat du 29 novembre pourrait ainsi redessiner durablement le paysage politique espagnol, à l'image de ce qui s'est produit dans d'autres pays européens ces dernières années.