Édouard Philippe redoute "l'étranglement" de la dette ou un "choc extérieur" qui conduirait à "une crise financière"

## Édouard Philippe alerte sur le risque d'une crise financière en France Le candidat Horizons à l'élection présidentielle, Édouard Philippe, a mis en garde, je
## Édouard Philippe alerte sur le risque d'une crise financière en France
Le candidat Horizons à l'élection présidentielle, Édouard Philippe, a mis en garde, jeudi 1er octobre, contre deux menaces susceptibles, selon lui, de déstabiliser l'économie française : « l'étranglement » de la dette publique et un possible « choc extérieur » pouvant conduire à une crise financière. Interrogé sur TF1, le maire du Havre s'exprimait alors que le gouvernement présentait en Conseil des ministres son projet de budget pour 2027.
## Une dette qui réduit les marges de manœuvre
Le premier risque identifié par Édouard Philippe tient à la trajectoire des finances publiques. « Le premier risque, c'est l'étranglement, c'est la dette qui continue de s'accroître, les taux d'intérêt qui continuent à monter, l'absence totale de marge de manœuvre », a-t-il détaillé sur TF1, selon des propos rapportés par BFM Business. Cette inquiétude intervient dans un contexte où le poids de la dette publique française et le coût de son refinancement constituent un sujet de préoccupation récurrent pour les économistes. Pour l'ancien Premier ministre, cette dynamique prive l'État de toute capacité d'action en cas de retournement de conjoncture, une situation qu'il juge préoccupante à moyen terme.
## Le scénario du « choc extérieur »
Au-delà de la seule question budgétaire, Édouard Philippe a évoqué un second danger, qu'il qualifie de « presque pire » que le premier. « C'est ça plus un choc, un choc extérieur, une instabilité politique, quelque chose qui vient déstabiliser le système et qui peut, là, créer une crise financière », s'est-il inquiété. Le candidat fait ainsi le lien entre la fragilité des comptes publics et la vulnérabilité de la France face à un événement exogène — crise géopolitique, turbulences sur les marchés ou instabilité politique nationale. Selon lui, la combinaison d'une dette élevée et d'un choc imprévu réduirait drastiquement les capacités de réponse des pouvoirs publics.
## Un budget 2027 jugé insuffisant sur le fond
Interrogé sur la copie budgétaire annoncée par le Premier ministre, qui comprend un effort de 54 milliards d'euros, Édouard Philippe a regretté que le gouvernement « essaie par tous les bouts de rogner un peu ». « C'est très difficile à expliquer, c'est très difficile à supporter », a-t-il soupiré. Il estime que « tant qu'on ne règle pas les problèmes de fond, on va continuer à faire des petites choses pénibles ». Cette critique vise la méthode gouvernementale, jugée trop fragmentaire, plutôt que l'ampleur de l'effort demandé. Le candidat plaide donc pour des réformes structurelles plutôt que pour des ajustements successifs.
## La réforme des retraites comme réponse de fond
Pour répondre à ces défis, Édouard Philippe a défendu sa réforme des retraites, articulée autour d'un principe simple : « travaillons tous un petit peu plus ». « Au lieu soit de se contraindre, soit d'augmenter la taxation, essayons d'augmenter un peu et en fonction de ce que chacun peut faire la durée du travail de façon à créer de la richesse supplémentaire », a-t-il plaidé. Cette position s'inscrit dans une ligne politique assumée : privilégier l'allongement de la durée d'activité plutôt que la hausse des prélèvements ou la réduction des dépenses. Le débat sur la soutenabilité des finances publiques françaises devrait donc rester central dans la campagne présidentielle à venir.