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Écoliers en fuite à Paris et Nanterre : deux enquêtes ouvertes, du personnel d’une périscolaire et un centre de loisirs suspendu

Une · · Par Claire BERNARD

Écoliers en fuite à Paris et Nanterre : deux enquêtes ouvertes, du personnel d’une périscolaire et un centre de loisirs suspendu

## Deux enquêtes ouvertes après des fugues d’écoliers à Paris et Nanterre Deux incidents distincts, survenus la semaine dernière dans des structures d’accueil p

## Deux enquêtes ouvertes après des fugues d’écoliers à Paris et Nanterre Deux incidents distincts, survenus la semaine dernière dans des structures d’accueil périscolaire en Île-de-France, font l’objet d’enquêtes ouvertes, selon des informations rapportées par Midi Libre. À Paris, dans le XVIe arrondissement, trois membres de l’équipe périscolaire d’une école maternelle ont été suspendus après la fuite d’un enfant âgé de trois ans. Une affaire similaire a été recensée dans un centre de loisirs de Nanterre, où l’établissement concerné aurait été suspendu. Ces événements relancent les interrogations sur les conditions d’encadrement des jeunes enfants dans les structures collectives. ## À Paris, trois suspensions après la disparition d’un enfant de trois ans Selon les éléments relayés par Midi Libre, les faits se sont déroulés la semaine dernière dans une école maternelle du XVIe arrondissement de Paris. Un enfant de trois ans aurait échappé à la surveillance de l’équipe périscolaire, entraînant une mobilisation immédiate des personnels et, semble-t-il, des services de secours. Trois membres de l’équipe encadrante ont depuis été suspendus à titre conservatoire, une mesure qui pourrait s’inscrire dans le cadre d’une enquête administrative interne. D’après des sources concordantes citées par le quotidien régional, l’enfant aurait été retrouvé sain et sauf, sans qu’aucune précision n’ait été apportée sur la durée exacte de sa disparition ni sur les circonstances précises de sa fuite. La mairie de Paris, compétente en matière d’accueil périscolaire, n’aurait pas encore communiqué officiellement sur les mesures disciplinaires envisagées. ## À Nanterre, un centre de loisirs suspendu En parallèle, une affaire comparable a été signalée à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. Toujours selon Midi Libre, un centre de loisirs aurait été suspendu à la suite d’un incident impliquant la fuite d’un ou plusieurs enfants. Les détails de cette seconde affaire restent à ce stade parcellaires. On ignore notamment si des personnels ont été suspendus, si l’enfant concerné a été retrouvé indemne, et si une enquête judiciaire a été ouverte en plus de l’enquête administrative. Contactée, la municipalité de Nanterre n’aurait pas confirmé l’information dans l’immédiat. Cette suspension, si elle était confirmée, constituerait une mesure rare, les autorités privilégiant généralement des procédures de mise à l’écart individuelles plutôt qu’une fermeture temporaire de structure. ## Un contexte de vigilance accrue autour des accueils collectifs de mineurs Ces deux incidents surviennent dans un contexte où l’encadrement des accueils collectifs de mineurs fait l’objet d’une attention renforcée. En France, les taux d’encadrement sont fixés par décret : pour les enfants de moins de six ans, un animateur pour huit enfants en accueil de loisirs, et un pour dix en périscolaire. Les directeurs d’accueil doivent par ailleurs disposer de qualifications spécifiques et veiller à la sécurisation des locaux et des espaces extérieurs. Or, plusieurs rapports, notamment de l’Inspection générale des affaires sociales, ont pointé ces dernières années des difficultés récurrentes de recrutement et une pression croissante sur les équipes, susceptibles d’accroître le risque d’incidents. Les fugues d’enfants en bas âge demeurent toutefois statistiquement rares, mais chaque cas soulève la question de la responsabilité des structures et de la formation du personnel. ## Des enquêtes aux conclusions encore incertaines À ce stade, les enquêtes ouvertes à Paris et à Nanterre n’ont pas livré leurs conclusions. Les suspensions prononcées pourraient être levées ou transformées en sanctions selon les résultats des investigations. D’éventuelles poursuites judiciaires ne sont pas exclues, notamment si une négligence caractérisée était établie. Ces deux affaires pourraient également nourrir un débat plus large sur les moyens alloués aux politiques publiques de la petite enfance, dans un contexte de tension budgétaire pour les collectivités. Les suites données à ces dossiers devraient être scrutées de près par les représentants des personnels comme par les associations de parents d’élèves.