E-commerce : Rakuten (ex-PriceMinister) en passe de fermer ses portes

E-commerce : Rakuten (ex-PriceMinister) sur le point de tirer sa révérence C'est un coup dur pour le paysage du e-commerce français. Rakuten France, anciennemen
E-commerce : Rakuten (ex-PriceMinister) sur le point de tirer sa révérence
C'est un coup dur pour le paysage du e-commerce français. Rakuten France, anciennement connu sous le nom de PriceMinister, pourrait bien s'apprêter à tirer sa révérence. Le 7 avril 2026, l'entreprise a annoncé un projet de cession qui, sans repreneur à l'horizon, pourrait mener à une cessation d’activité d'ici la fin du troisième trimestre 2026. Une décision qui résonne comme un écho d’une époque où la plateforme brillait de mille feux.
Dix-sept ans après son acquisition par le géant japonais Rakuten, la plateforme peine à s'imposer face à une concurrence de plus en plus féroce. Alors qu'Amazon et les sites chinois comme Temu et Shein déferlent sur le marché avec des offres alléchantes, Rakuten France semble avoir perdu son mojo. Créée en 2000, la plateforme a vu sa base client se réduire de manière alarmante, enregistrant une chute de 33 % entre 2016 et 2026. Selon une enquête menée par Les Échos, la direction évoque une "perte d’activité chronique" malgré des efforts notables pour moderniser le site.
En ce moment, environ 180 employés de Rakuten en France sont plongés dans l’incertitude, leurs destins suspendus à la recherche d’un potentiel repreneur. Les conversations autour de cette cession soulèvent des inquiétudes parmi le personnel, qui se demande comment un éventuel rachat pourrait se dérouler et s'il apporterait une lueur d'espoir.
Le déclin de la fidélisation
Lors de son apogée, Rakuten France avait tenté de séduire les consommateurs avec son programme de fidélité, le Club R, qui avait réussi à rassembler 13 millions de membres. Malheureusement, cette initiative n'a pas suffi à redresser la barre. La concurrence a pris de l'ampleur, et les clients se sont tournés vers des alternatives plus séduisantes. En dépit d'une fréquentation encore respectable de 15 millions de visiteurs par mois, Rakuten France reste à des années-lumière des 45 millions d'Amazon.
Pour tenter de faire face à cette érosion, l'intelligence artificielle a été intégrée dans plusieurs solutions de la plateforme. Cependant, les résultats s'avèrent décevants. La direction de Rakuten a d'ailleurs dû admettre que ses efforts pour compenser les pertes n'ont pas eu l'impact escompté. Ce constat soulève des questions sur l'évolution irréversible du marché du e-commerce.
Une concurrence redoutable
Les géants américains et chinois, tels que Shein et Temu, ont su tirer leur épingle du jeu grâce à des stratégies agressives et des prix défiant toute concurrence. Cette dynamique a non seulement mis à mal la part de marché de Rakuten, mais a également eu des répercussions sur d'autres acteurs européens, incapables de rivaliser sur ce terrain.
Pour l'instant, l'avenir de Rakuten France demeure incertain. Cette situation soulève des interrogations sur la viabilité des plateformes plus anciennes, désormais confrontées à des géants mondiaux omniprésents. Chaque jour qui passe accentue la pression sur l'entreprise pour qu'elle prenne des décisions rapides et judicieuses.
L’horloge tourne inexorablement
Les négociations autour d'un potentiel repreneur devraient s'accélérer dans les semaines à venir. D'après LSA, si aucune solution n'émerge d'ici la fin du troisième trimestre 2026, la fermeture de Rakuten France pourrait devenir une réalité. Le temps presse et les enjeux sont cruciaux. Les jours de gloire de la plateforme semblent désormais être un lointain souvenir, laissant planer une ombre sur l'avenir du e-commerce français.