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Du Koweït aux Émirats arabes unis, la guerre au Moyen-Orient fait dérailler la croissance des pétromonarchies

Une · · Par Claire BERNARD

Du Koweït aux Émirats arabes unis, la guerre au Moyen-Orient fait dérailler la croissance des pétromonarchies

# Du Koweït aux Émirats arabes unis, la guerre au Moyen-Orient fait dérailler la croissance des pétromonarchies Les conséquences économiques du conflit entre le

# Du Koweït aux Émirats arabes unis, la guerre au Moyen-Orient fait dérailler la croissance des pétromonarchies Les conséquences économiques du conflit entre les États-Unis et l'Iran, déclenché depuis quatre mois et demi, se matérialisent désormais de manière tangible dans les pétromonarchies du Golfe. Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 20 juillet 2026, le produit intérieur brut des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) devrait connaître une contraction historique, mettant à mal les ambitieux projets de diversification économique de la région. ## Un ralentissement inédit depuis 2009 D'après une étude de Stéphane Alby, économiste chez BNP Paribas, le PIB des monarchies du CCG — Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït, Oman et Bahreïn — devrait reculer de 0,8 % en 2026. Il s'agirait d'une première depuis 2009, hors période pandémique, alors qu'une croissance de 4,7 % était anticipée avant le début du conflit. Ce retournement brutal illustre la vulnérabilité de ces économies, pourtant habituées à des taux d'expansion soutenus grâce aux revenus pétroliers. L'anecdote rapportée par un ancien diplomate ayant longtemps vécu dans la région est révélatrice de cette tendance : sur un vol Paris-Dubaï d'Emirates, la première classe était vide et seuls cinq passagers occupaient la classe affaires. Une situation inhabituelle sur une ligne normalement bondée à cette période de l'année, portée par les voyageurs d'affaires et les correspondances vers l'Asie. Ce déclin du trafic aérien, baromètre sensible de l'activité économique régionale, témoigne d'un essoufflement généralisé. ## Des disparités selon la dépendance au détroit d'Ormuz Tous les pays ne sont toutefois pas logés à la même enseigne face à cette crise. Selon les éléments fournis par *Le Figaro*, les économies les plus dépendantes du détroit d'Ormuz seraient plus durement touchées. Ce passage stratégique, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est devenu un point de friction majeur depuis l'escalade militaire entre Washington et Téhéran. Les monarchies dont les infrastructures portuaires et les routes maritimes sont directement exposées aux risques de blocus ou d'attaques de drones subissent des perturbations plus sévères dans leurs chaînes d'approvisionnement et leurs exportations. À l'inverse, celles disposant d'une plus grande flexibilité logistique ou de capacités de production alternatives pourraient limiter l'impact. Le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis, dont les économies sont étroitement liées au transport maritime et au commerce via le Golfe, seraient particulièrement vulnérables. L'Arabie saoudite, bien que massive, pourrait également voir ses ambitions de développement — notamment le projet Vision 2030 — compromises par ce ralentissement. ## L'Irak dans l'impasse L'Irak, voisin immédiat de l'Iran et théâtre de tensions récurrentes, se trouve dans une situation encore plus critique. D'après les informations du *Figaro*, ce pays, dépourvu de ressources financières suffisantes pour amortir le choc, serait dans l'impasse. La guerre a non seulement perturbé ses exportations pétrolières, mais également accru l'instabilité sécuritaire sur son territoire, limitant toute perspective de reprise à court terme. Alors que le conflit se prolonge, les pétromonarchies du Golfe pourraient être contraintes de revoir leurs plans d'investissement massifs dans les infrastructures, le tourisme et les technologies, qui constituaient le socle de leur stratégie post-pétrole. La contraction attendue du PIB en 2026 soulève des interrogations sur la capacité de ces États à maintenir leur modèle de croissance sans un retour rapide à la stabilité régionale.