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Données volées, contribuables concernés, risques d’arnaques… Toutes les réponses à vos questions sur le piratage du fisc

Une · · Par Claire BERNARD

Données volées, contribuables concernés, risques d’arnaques… Toutes les réponses à vos questions sur le piratage du fisc

## Piratage de la DGFiP : ce que l'on sait du plus important vol de données fiscales de l'histoire de France La cyberattaque ayant visé la Direction générale de

## Piratage de la DGFiP : ce que l'on sait du plus important vol de données fiscales de l'histoire de France La cyberattaque ayant visé la Direction générale des finances publiques (DGFiP) fin juin a exposé les données personnelles de 678.000 victimes, particuliers comme professionnels, dont environ 350.000 contribuables. L'affaire, qualifiée de « plus grave de l'histoire de notre pays » par l'opposition, n'a été rendue publique que plusieurs semaines après les faits, suscitant de nombreuses interrogations parmi les personnes potentiellement concernées. ### ### Un mode opératoire encore partiellement élucidé Selon des informations rapportées par Le Figaro, le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel et la directrice générale de l'administration fiscale Amélie Verdier ont participé à une conférence de presse commune sur ce dossier mardi 18 août. Les modalités précises de l'intrusion dans les systèmes de la DGFiP n'ont toutefois pas été intégralement divulguées à ce stade. Les investigations techniques, confiées aux services spécialisés de l'État, devraient permettre de déterminer si les pirates ont exploité une faille de sécurité connue ou mis au point une méthode d'attaque inédite. La chronologie des événements reste également à préciser. Si l'attaque est survenue fin juin, sa révélation publique n'est intervenue que des semaines plus tard, un délai que l'administration justifie par la nécessité de sécuriser les systèmes avant toute communication. Cette temporisation pourrait néanmoins avoir laissé aux cybercriminels le temps d'exploiter les données dérobées. ### ### La nature des données compromises et l'identification des victimes Les données volées concerneraient principalement des informations d'identification personnelle telles que les noms, adresses, numéros de sécurité sociale et références fiscales. Les contribuables concernés peuvent vérifier leur situation via les canaux officiels mis en place par la DGFiP, qui a ouvert un dispositif dédié pour répondre aux interrogations. Une question récurrente porte sur l'accès aux comptes bancaires. Selon les éléments disponibles, le vol porterait sur des données déclaratives et non sur les systèmes de prélèvement eux-mêmes. Les pirates disposeraient ainsi d'informations permettant d'usurper l'identité des victimes plutôt que de ponctionner directement leurs comptes. Cette distinction s'avère déterminante pour évaluer le niveau de risque encouru par chaque contribuable concerné. Par ailleurs, l'administration fiscale n'a pas exclu que d'autres données aient pu être dérobées lors de la même opération. Les vérifications en cours portent notamment sur les fichiers des professionnels, qui représentent près de la moitié des victimes recensées. ### ### Les risques concrets et les recours possibles pour les victimes Les pirates pourraient utiliser les informations fiscales dérobées pour mener des campagnes d'arnaques ciblées, usurper des identités ou tenter d'obtenir des crédits frauduleux. Le risque de hameçonnage personnalisé, où les malfaiteurs se font passer pour l'administration en citant des données authentiques, apparaît comme l'une des menaces les plus probables. Les victimes disposent de plusieurs recours. Le dépôt de plainte auprès des services de police ou de gendarmerie constitue une première étape, tout comme la saisine de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), qui peut être effectuée en ligne. L'administration recommande également une vigilance accrue sur les communications électroniques et les appels téléphoniques non sollicités. Des mesures de sécurisation ont été annoncées pour prévenir une nouvelle fuite, sans que leur contenu précis n'ait été détaillé publiquement. La refonte des protocoles d'accès aux systèmes sensibles et le renforcement de la surveillance des réseaux internes figureraient parmi les pistes évoquées, selon des sources proches du dossier.