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Donald Trump assure qu'il est ouvert à la navigation mais les armateurs continuent de l'éviter: le nombre de passages dans le détroit d'Ormuz est tombé à six sur la journée de mardi

Economie · · Par Julie MOREAU

Donald Trump assure qu'il est ouvert à la navigation mais les armateurs continuent de l'éviter: le nombre de passages dans le détroit d'Ormuz est tombé à six sur la journée de mardi

# Détroit d'Ormuz : la navigation réduite à six passages quotidiens, les armateurs restent prudents malgré les déclarations de Donald Trump Le trafic maritime d

# Détroit d'Ormuz : la navigation réduite à six passages quotidiens, les armateurs restent prudents malgré les déclarations de Donald Trump Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz continue de s'effondrer. Selon des données préliminaires publiées mercredi, seulement six navires ont traversé cet axe stratégique mardi, contre neuf lundi et une moyenne mobile de 11 passages sur les dix derniers jours. Cette baisse intervient alors même que le président américain Donald Trump a réaffirmé que le détroit était "ouvert à la navigation", sans pour autant annoncer de discussions avec l'Iran. ## Des déclarations américaines sans effet sur le terrain Mardi, le président américain a déclaré qu'aucune discussion n'était en cours avec l'Iran et qu'aucune n'était prévue, tout en assurant que le détroit d'Ormuz restait ouvert à la navigation. Ces propos n'ont visiblement pas suffi à rassurer les armateurs internationaux, qui continuent de délaisser cet axe pourtant essentiel au transport maritime mondial d'hydrocarbures. Avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël le 28 février, entre 130 et 140 navires traversaient quotidiennement le détroit d'Ormuz. Le contraste est saisissant : le trafic actuel représente à peine 5 % des volumes habituels. En représailles à cette offensive, l'Iran avait rapidement fermé de facto cette voie stratégique, provoquant une flambée des cours du pétrole. ## Un baril de pétrole toujours au-dessus de 90 dollars Les prix de l'or noir restent élevés, à plus de 90 dollars le baril, en raison de l'absence de toute avancée vers une résolution du conflit. Les États-Unis et l'Iran, qui affirment tous deux contrôler le détroit d'Ormuz, brandissent au contraire la menace d'une escalade. Cette situation d'incertitude géopolitique majeure explique la prudence persistante des compagnies maritimes. La fermeture de facto du détroit par Téhéran a des répercussions directes sur les chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales. Les analystes du secteur estiment que tant que le conflit ne montrera pas de signes d'apaisement, les armateurs privilégieront des routes alternatives, malgré des coûts supplémentaires significatifs. ## Un report vers le détroit de Bab el-Mandeb ? Face à cette situation, certains opérateurs semblent se tourner vers le détroit de Bab el-Mandeb, situé de l'autre côté de la péninsule arabique, entre l'Arabie Saoudite et le Yémen. Selon les données de Kpler, 30 navires de transport de marchandises ont transité par cette voie mardi, contre 19 lundi. Cette hausse pourrait indiquer un début de réorientation des flux maritimes. Il convient toutefois de nuancer ces chiffres. Certains navires pourraient naviguer sur ces voies stratégiques avec leurs transpondeurs éteints, une pratique qui n'est pas prise en compte dans les calculs. Les données disponibles pourraient donc sous-estimer le trafic réel, sans pour autant remettre en cause la tendance globale à la prudence des armateurs. La question de la sécurité dans le détroit d'Ormuz demeure un enjeu central pour l'économie mondiale, alors que les déclarations politiques peinent à se traduire par un retour à la normale sur le terrain.