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Donald Trump accepterait d’aider l’Ukraine en échange d’une aide européenne pour le déminage du détroit d’Ormuz

Une · · Par Claire BERNARD

Donald Trump accepterait d’aider l’Ukraine en échange d’une aide européenne pour le déminage du détroit d’Ormuz

Donald Trump accepterait d’aider l’Ukraine en échange d’une aide européenne pour le déminage du détroit d’Ormuz Une nouvelle dynamique diplomatique semble se de

Donald Trump accepterait d’aider l’Ukraine en échange d’une aide européenne pour le déminage du détroit d’Ormuz

Une nouvelle dynamique diplomatique semble se dessiner entre les États-Unis et leurs alliés européens, liant la sécurité en mer Rouge à la guerre en Ukraine. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 17 juin 2026, le président américain Donald Trump aurait conditionné un renouvellement de son soutien militaire et économique à Kiev à un engagement concret des Européens dans le déminage du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique menacée par des mines iraniennes.

Un marchandage géopolitique lors du G7

Lors du sommet du G7, qui s’est tenu récemment, Donald Trump s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi qu’avec six autres dirigeants européens. D’après des sources diplomatiques citées par Politico, le président américain aurait clairement fait pression sur ses homologues pour qu’ils soutiennent l’accord avec l’Iran et offrent leur aide dans le déminage du détroit d’Ormuz. En échange, il se serait dit prêt à rétablir les sanctions contre le pétrole russe, une mesure qui pourrait considérablement renforcer la position de l’Ukraine sur le champ de bataille. « Il attendait qu’ils fassent des concessions sur l’aide au déminage », aurait confié l’un des diplomates présents aux discussions.

Cette proposition intervient alors que Donald Trump avait, ces derniers mois, semblé mettre de côté le dossier ukrainien. Cependant, le contexte actuel, marqué par une « dynamique favorable à l’Ukraine » selon les termes mêmes du président américain, l’aurait poussé à réévaluer sa stratégie. Il aurait notamment félicité Volodymyr Zelensky pour « la performance de son armée », un signal fort adressé à Moscou.

La menace des mines iraniennes au cœur des négociations

La présence potentielle de mines iraniennes dans le détroit d’Ormuz représente un obstacle majeur à la reprise rapide du commerce maritime, une priorité affichée de l’administration Trump. En effet, ce passage stratégique, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est considéré comme une zone de tension majeure depuis plusieurs mois. Le déminage de cette zone, une opération complexe et coûteuse, nécessiterait une coordination internationale que les Européens seraient mieux placés pour assurer, selon les calculs de Washington.

En liant ce dossier à l’aide militaire à l’Ukraine, Donald Trump chercherait à obtenir un double bénéfice : sécuriser les routes maritimes essentielles à l’économie mondiale tout en réduisant la pression sur les ressources américaines. Les Européens, de leur côté, voient dans cet accord une opportunité de maintenir un front uni contre la Russie, tout en évitant une escalade militaire directe avec l’Iran.

Des implications pour l’équilibre régional

Cet échange de bons procédés, s’il se concrétise, pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient et en Europe de l’Est. D’un côté, un soutien américain renouvelé à l’Ukraine renforcerait la position de Kiev face à Moscou, notamment par le biais de sanctions pétrolières accrues. De l’autre, l’implication européenne dans le déminage du détroit d’Ormuz pourrait apaiser les tensions avec l’Iran, tout en offrant une garantie de sécurité énergétique pour les pays dépendants du Golfe.

Toutefois, les termes précis de cet accord restent flous. Selon Le Figaro, les discussions se poursuivraient en marge du G7, et aucune confirmation officielle n’a encore été donnée par la Maison-Blanche ou les chancelleries européennes. La question centrale demeure : jusqu’où les Européens sont-ils prêts à s’engager dans une opération de déminage aux enjeux multiples, et à quel prix pour leur propre sécurité énergétique ? Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si cette négociation aboutira à un véritable partenariat ou si elle restera une simple manœuvre tactique.