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DIRECT - Trêve énergétique: pour Volodymyr Zelensky, «de plus en plus évident» que la Russie la refuse

Monde · · Par Claire BERNARD

DIRECT - Trêve énergétique: pour Volodymyr Zelensky, «de plus en plus évident» que la Russie la refuse

## Trêve énergétique : Kiev et Moscou affichent leurs divergences La confusion persistait, lundi 12 octobre, autour d'un éventuel accord de trêve énergétique en

## Trêve énergétique : Kiev et Moscou affichent leurs divergences La confusion persistait, lundi 12 octobre, autour d'un éventuel accord de trêve énergétique entre l'Ukraine et la Russie, au lendemain d'une annonce de Donald Trump qui n'a pas été confirmée par les parties concernées. Selon les informations rapportées par RFI, Kiev a affirmé que cette trêve n'était pas effective et a réclamé à la diplomatie américaine des précisions sur ses modalités, tandis que le Kremlin a refusé de confirmer qu'un tel accord avait été conclu. ## Une annonce américaine aux contours flous D'après les éléments relayés par RFI, l'annonce initiale de Donald Trump a semé le trouble quant à l'existence réelle d'un cessez-le-feu portant sur les infrastructures énergétiques. Cette confusion, qui persiste plus de vingt-quatre heures après la déclaration, illustre la fragilité des canaux de communication entre les différentes parties impliquées dans le conflit. En effet, aucune confirmation officielle conjointe n'a été produite à ce stade, ce qui laisse planer le doute sur la portée exacte de l'engagement évoqué. Cette situation n'est pas sans rappeler les précédentes tentatives de désescalade partielle, régulièrement annoncées puis contestées par l'un ou l'autre des belligérants depuis le début du conflit. ## Kiev conditionne sa position Selon des déclarations rapportées par RFI, Volodymyr Zelensky a estimé qu'il devenait « de plus en plus évident » que la Russie refusait cette trêve énergétique. Le président ukrainien a par ailleurs indiqué que son pays continuerait à mener des frappes sur le territoire russe si Moscou « n'accepte pas un cessez-le-feu énergétique ». Cette position marque une forme de conditionnalité explicite : Kiev subordonne l'arrêt de ses propres opérations à un engagement réciproque de la partie russe, ce qui complexifie davantage les perspectives de désescalade sur le volet énergétique. ## Le Kremlin entretient l'ambiguïté De son côté, le Kremlin a refusé de dire si une telle trêve avait bien été convenue, selon RFI. Moscou a toutefois évoqué la possibilité d'un jour de trêve, mais uniquement le jour des élections en Ukraine. Cette proposition, si elle était maintenue, semblerait répondre à une logique distincte de celle d'un cessez-le-feu énergétique durable, et pourrait être interprétée comme une manœuvre visant à conditionner toute pause des hostilités à un calendrier politique précis. Toutefois, aucune confirmation officielle de cette position n'a été apportée au-delà de cette déclaration. ## Un enjeu aux implications multiples La question d'une trêve énergétique revêt une importance particulière, d'autant plus que les infrastructures de production et de distribution d'énergie ont été régulièrement ciblées depuis le début du conflit, affectant directement les populations civiles. Une telle trêve, si elle était effective, pourrait permettre une forme de répit humanitaire et stabiliser partiellement l'approvisionnement énergétique dans les zones touchées. Cependant, l'absence de confirmation mutuelle et les déclarations divergentes des deux camps laissent entrevoir un scénario où les négociations resteraient suspendues à des conditions difficilement conciliables. À ce stade, aucune des parties n'a officiellement validé l'existence d'un accord, et les modalités évoquées par Washington demeurent inconnues. La situation pourrait évoluer dans les prochains jours, à mesure que les canaux diplomatiques, notamment américains, préciseront les contours de cette initiative.