DIRECT - Assemblée générale de l’ONU: «La Russie n’est pas notre cible, mais sa capacité à financer cette guerre», martèle Zelensky

La 81e Assemblée générale des Nations unies se poursuit à New York jusqu'au 28 septembre, dans un contexte diplomatique particulièrement chargé. Après les inter
La 81e Assemblée générale des Nations unies se poursuit à New York jusqu'au 28 septembre, dans un contexte diplomatique particulièrement chargé. Après les interventions de Donald Trump et d'Emmanuel Macron mardi, la journée de ce mercredi 23 septembre a été marquée par le discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a de nouveau interpellé la communauté internationale sur le conflit qui oppose son pays à la Russie depuis février 2022.
## Un message adressé à l'ONU et à ses alliés
Devant les représentants des États membres réunis au siège new-yorkais de l'organisation, Volodymyr Zelensky a formulé une déclaration dont la portée dépasse le seul cadre du conflit ukrainien. Selon les propos rapportés par RFI, le président ukrainien a affirmé que « la Russie n'est pas notre cible, mais sa capacité à financer cette guerre ». Cette formule, soigneusement pesée, déplace le débat du terrain militaire vers celui des ressources économiques qui alimentent l'effort de guerre russe. Elle suggère que Kiev cherche moins à désigner un ennemi qu'à tarir les moyens matériels et financiers qui permettent à Moscou de poursuivre les hostilités.
## Une guerre qualifiée de « ridicule et insensée »
Le chef de l'État ukrainien a par ailleurs qualifié le conflit de « guerre ridicule et insensée », estimant qu'elle « doit cesser ». Cette insistance rhétorique s'inscrit dans une stratégie de communication éprouvée depuis le début du conflit : maintenir la pression sur les partenaires occidentaux tout en rappelant que la guerre se déroule aux portes de l'Europe. La formule employée vise aussi à renvoyer la Russie à l'irrationalité supposée de son engagement militaire, dans un contexte où les discussions sur l'aide à l'Ukraine continuent de diviser certains alliés.
## Une séquence diplomatique dense
Le discours de Volodymyr Zelensky intervient après ceux de Donald Trump et d'Emmanuel Macron, prononcés la veille. La journée de mercredi était également marquée par les interventions consacrées à l'Iran, dont le président a pris la parole avant le dirigeant ukrainien. Cette succession de prises de parole illustre la densité des dossiers qui occupent la tribune onusienne cette semaine : conflit ukrainien, dossier nucléaire iranien, tensions commerciales et questions climatiques se succèdent dans un ordre du jour particulièrement lourd.
## Un enjeu de financement au cœur des débats
La question du financement de l'effort de guerre russe constitue un point de friction récurrent entre Kiev et ses partenaires. Les discussions portent notamment sur les avoirs russes gelés à l'étranger, dont l'utilisation éventuelle au profit de l'Ukraine fait débat au sein des instances internationales. En ciblant explicitement « la capacité à financer cette guerre », Volodymyr Zelensky place ce sujet au centre des négociations qui se tiennent en marge de l'Assemblée générale. Reste à savoir si cet appel trouvera un écho concret dans les engagements qui seront pris à New York d'ici la clôture des travaux, le 28 septembre.