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DIRECT- Le ministre Itamar Ben Gvir juge «inacceptable pour Israël» l'accord sur le désarmement du Hamas à Gaza

Monde · · Par Claire BERNARD

DIRECT- Le ministre Itamar Ben Gvir juge «inacceptable pour Israël» l'accord sur le désarmement du Hamas à Gaza

Le Hamas a consenti vendredi 31 juillet à un accord de désarmement dans la bande de Gaza, selon des informations rapportées par RFI. Ce texte, qui s’inscrit dan

Le Hamas a consenti vendredi 31 juillet à un accord de désarmement dans la bande de Gaza, selon des informations rapportées par RFI. Ce texte, qui s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase de la trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, lie une remise des armes à un retrait israélien du territoire. Le ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, a immédiatement réagi en jugeant cet accord « inacceptable pour Israël », une position qui pourrait compliquer la mise en œuvre d’un processus déjà fragile. ### Un accord conditionnel au retrait israélien Selon les éléments rapportés par RFI, l’accord de désarmement conclu vendredi repose sur un principe de réciprocité explicite : le Hamas s’engagerait à déposer les armes en échange d’un retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza. Cette articulation, présentée comme le socle de la deuxième phase de la trêve, marquerait une évolution notable dans les négociations, puisqu’elle aborde pour la première fois de manière aussi directe la question du désarmement du mouvement islamiste, un point jusqu’ici demeuré en suspens. Les modalités pratiques, notamment le calendrier et les mécanismes de vérification, n’ont toutefois pas été précisées par les parties prenantes, ce qui laisse planer des incertitudes sur la faisabilité opérationnelle d’un tel dispositif. ### La réaction virulente d’Itamar Ben Gvir D’après des déclarations rapportées par la même source, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale au sein du gouvernement israélien, a qualifié l’accord d’« inacceptable pour Israël ». Cette prise de position, émise dans les heures suivant l’annonce, reflète les tensions internes au sein de la coalition gouvernementale, où les sensibilités divergent quant à la conduite des négociations avec le Hamas. Le ministre, connu pour ses positions fermes sur la sécurité, considérerait que toute concession territoriale sans garanties supplémentaires affaiblirait la position stratégique d’Israël. Ses propos pourraient également influencer les débats au sein du cabinet de sécurité, où la question du retrait de Gaza demeure un sujet de discorde récurrent depuis le début du conflit. ### Des implications régionales et diplomatiques Par ailleurs, cet accord intervient dans un contexte régional marqué par une vigilance accrue des puissances médiatrices, notamment l’Égypte et le Qatar, qui jouent un rôle de facilitation dans les pourparlers. Selon des observateurs cités par RFI, un désarmement effectif du Hamas modifierait l’équilibre des forces dans la région et pourrait ouvrir la voie à une reconstruction de Gaza, sous réserve d’un engagement international renforcé. Toutefois, la réprobation exprimée par Itamar Ben Gvir, qui dispose d’une influence notable sur l’aile droite de la coalition, pourrait retarder la ratification de l’accord au niveau gouvernemental. Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour déterminer si cette opposition se traduira par un blocage concret ou si des compromis seront trouvés pour préserver la trêve. ### Un processus sous haute tension En définitive, l’accord sur le désarmement du Hamas, bien que présenté comme une avancée, se heurte à des obstacles politiques majeurs. La position d’Itamar Ben Gvir, qui juge le texte « inacceptable », illustre les fractures persistantes au sein de l’exécutif israélien, tandis que le Hamas, de son côté, n’a pas encore publié de réaction officielle détaillée. La mise en œuvre de cette deuxième phase de trêve dépendra donc de la capacité des acteurs à concilier des exigences antagonistes, dans un climat où chaque déclaration publique semble susceptible de raviver les tensions. Les prochaines consultations, tant au niveau israélien qu’auprès des médiateurs internationaux, seront scrutées attentivement pour évaluer la viabilité de ce processus, dont l’issue pourrait redessiner les contours du conflit à Gaza.