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Deux tiers des collèges et lycées manquent de personnel : le constat alarmant d’un syndicat de l’enseignement une semaine après la rentrée

Une · · Par Claire BERNARD

Deux tiers des collèges et lycées manquent de personnel : le constat alarmant d’un syndicat de l’enseignement une semaine après la rentrée

Une semaine après la rentrée scolaire, une enquête du Snes-FSU, publiée ce 7 septembre 2026 par franceinfo, dresse un constat préoccupant : 69 % des collèges et

Une semaine après la rentrée scolaire, une enquête du Snes-FSU, publiée ce 7 septembre 2026 par franceinfo, dresse un constat préoccupant : 69 % des collèges et lycées de France déclarent manquer de personnel. Ce chiffre, qui concerne aussi bien les enseignants que les psychologues, les conseillers principaux d'éducation (CPE) ou les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), interroge directement les conditions de fonctionnement des établissements scolaires pour l'année 2026-2027. ### Un déficit généralisé qui touche l'ensemble des fonctions éducatives Selon les données relayées par franceinfo et issues de l'enquête menée par le premier syndicat du second degré, la pénurie ne se limiterait pas aux seules disciplines d'enseignement. En effet, le manque de personnel semble affecter l'ensemble des métiers de l'éducation. Les postes de psychologues de l'Éducation nationale, essentiels à l'accompagnement des élèves en difficulté, ainsi que ceux de CPE, chargés de la vie scolaire et de la discipline, seraient également concernés par ces vacances de postes non pourvues. Par ailleurs, le déficit d'AESH, qui jouent un rôle crucial dans l'inclusion des élèves handicapés, aggraverait une situation déjà tendue dans de nombreux territoires. Cette enquête, réalisée auprès des établissements une semaine après la rentrée, pourrait refléter des difficultés de recrutement accrues, mais aussi des absences de longue durée non remplacées. Le syndicat Snes-FSU, qui représente historiquement une part importante des personnels des collèges et lycées, utilise ces données pour alerter sur ce qu'il considère comme une dégradation structurelle des conditions de travail et d'accueil des élèves. ### Des disparités territoriales et disciplinaires à nuancer Toutefois, le chiffre global de 69 % mérite d'être analysé avec prudence. Selon le contexte de l'enquête, des disparités pourraient exister entre les académies et entre les types d'établissements. Certaines zones rurales ou des quartiers prioritaires pourraient être plus durement touchés par la pénurie que les grands centres urbains. De même, des disciplines spécifiques, comme les mathématiques, le français ou encore les langues, sont souvent citées comme étant en tension récurrente depuis plusieurs années. Le syndicat soulignerait également que ce manque de personnel intervient dans un contexte où les réformes successives et la baisse d'attractivité du métier d'enseignant pourraient expliquer en partie ces difficultés à pourvoir les postes. Il convient de noter que cette enquête intervient dans un climat social tendu au sein de l'Éducation nationale. Les organisations syndicales, dont le Snes-FSU, réclament régulièrement des mesures visant à revaloriser les salaires et à améliorer les conditions d'exercice du métier. Ce nouveau constat, s'il venait à être confirmé par les services du ministère de l'Éducation nationale, pourrait alimenter les discussions sur la préparation de la prochaine rentrée scolaire, notamment en ce qui concerne la gestion prévisionnelle des emplois et des recrutements. ### L'impact sur les élèves et les familles au cœur des préoccupations Au-delà des chiffres, ce sont les conséquences concrètes pour les élèves qui demeurent la principale inquiétude des syndicats. L'absence d'enseignants non remplacés pourrait entraîner des heures de cours perdues, tandis que le manque de psychologues ou d'AESH pourrait retarder la mise en place d'accompagnements personnalisés. Pour les familles, cette situation pourrait se traduire par une incertitude sur la qualité de l'encadrement proposé, dans un contexte où les attentes vis-à-vis de l'école restent élevées. Le Snes-FSU, par la voix de ses représentants, devrait vraisemblablement interpeller le ministère dans les prochains jours pour obtenir des engagements concrets sur le remplacement des personnels absents et la pérennisation des postes. Alors que la question du recrutement des enseignants est devenue un enjeu majeur de politique publique, cette enquête statistique offre un éclairage chiffré sur une réalité de terrain souvent évoquée. Il appartiendra désormais aux autorités académiques de préciser ces données et d'apporter des réponses opérationnelles pour garantir, dans la mesure du possible, la continuité du service public d'éducation.