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Deux policiers se brûlent en dégoupillant une grenade dans leur voiture en marge des blocus lycéens

Une · · Par Claire BERNARD

Deux policiers se brûlent en dégoupillant une grenade dans leur voiture en marge des blocus lycéens

## Deux policiers blessés par une grenade dans leur véhicule à Givors Selon une information du Progrès confirmée au Figaro par plusieurs sources bien informées,

## Deux policiers blessés par une grenade dans leur véhicule à Givors Selon une information du Progrès confirmée au Figaro par plusieurs sources bien informées, deux policiers nationaux ont été blessés ce vendredi matin à Givors, dans le Rhône, après avoir dégoupillé une grenade à l'intérieur de leur véhicule, en marge des blocus lycéens qui agitent le département depuis plusieurs jours. ## Les faits : une manipulation qui tourne mal Âgés de 28 et 47 ans, les deux fonctionnaires se trouvaient en surveillance statique devant le lycée Aragon de Givors, au sud de Lyon, un établissement où des mortiers avaient été tirés la semaine précédente, selon les éléments rapportés par Le Figaro. Dans des circonstances qui restent à définir précisément, une grenade — dont la nature exacte n'a pas été communiquée — a été dégoupillée à l'intérieur de l'habitacle. Le véhicule a immédiatement commencé à prendre feu, nécessitant l'intervention des sapeurs-pompiers sur place. L'un des policiers a été brûlé à la cuisse, l'autre à la main. Tous deux ont été conduits à l'hôpital Édouard Herriot de Lyon, établissement de référence pour la prise en charge des grands brûlés, en état d'urgence relative, précise la même source. ## Un contexte tendu autour des blocus lycéens Cet incident survient dans un climat de contestation lycéenne qui a marqué la semaine dans le département du Rhône, entre blocages d'établissements et manifestations. Selon Le Figaro, la journée de vendredi était toutefois décrite comme « plutôt calme » dans le département, ce qui rend d'autant plus singulière la survenue de cet accident. La présence des deux policiers devant le lycée Aragon s'inscrivait dans un dispositif de surveillance mis en place après des tirs de mortiers signalés la semaine précédente. Ce type de déploiement statique vise généralement à prévenir les débordements aux abords des établissements scolaires lors de mouvements sociaux ou de rassemblements non déclarés. ## Des questions en suspens sur les circonstances Plusieurs zones d'ombre demeurent. La nature de la grenade — offensive, défensive, lacrymogène ou fumigène — n'a pas été précisée, pas plus que les raisons pour lesquelles l'engin a été manipulé à l'intérieur du véhicule plutôt qu'à l'extérieur. Une enquête devrait permettre d'établir les responsabilités et de déterminer s'il s'agit d'une erreur individuelle ou d'une défaillance dans les procédures de manipulation des équipements. Contactées, les autorités policières n'avaient pas, à l'heure de la publication, communiqué d'éléments complémentaires sur l'état de santé des deux fonctionnaires ni sur les suites judiciaires ou administratives de l'affaire. ## Un rappel des risques liés aux équipements de maintien de l'ordre Cet accident rappelle que la manipulation d'engins explosifs ou incendiaires, même en dotation réglementaire, demeure une opération à haut risque pour les forces de l'ordre. Les incidents liés à des grenades mal utilisées, bien que rares, ont déjà été documentés par le passé dans des contextes de maintien de l'ordre. Ils posent la question de la formation continue et des protocoles de sécurité encadrant l'usage de ces équipements, notamment lors de dispositifs de surveillance préventive. L'enquête en cours devrait préciser si des manquements ont eu lieu et si des mesures correctives seront envisagées au sein de la direction départementale de la sécurité publique du Rhône.