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Deux agricultrices gardoises escroquées par leur "woofeur" : le "routard de l’arnaque" condamné à deux ans de prison par le tribunal de Nîmes

Une · · Par Claire BERNARD

Deux agricultrices gardoises escroquées par leur

Nîmes, vendredi 16 octobre. Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Frédérick Quinton, surnommé le « routard de l'arnaque », à deux ans de prison, dont un

Nîmes, vendredi 16 octobre. Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Frédérick Quinton, surnommé le « routard de l'arnaque », à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour avoir escroqué deux agricultrices gardoises, selon des informations rapportées par Midi Libre. L'affaire, qui met en lumière les dérives possibles du système d'échange participatif « woofing », interroge sur les dispositifs d'accueil de bénévoles dans les exploitations agricoles. ## Un mode opératoire rodé D'après les éléments relayés par Midi Libre, le prévenu se présentait auprès d'exploitations agricoles sous couvert du « woofing », un réseau international permettant à des volontaires d'être hébergés et nourris en échange d'une aide sur une ferme. Frédérick Quinton aurait ainsi intégré deux exploitations tenues par des agricultrices dans le Gard, avant de détourner leur confiance à des fins frauduleuses. Le tribunal a retenu à son encontre des faits d'escroquerie, sans que le détail précis des sommes ou des biens soustraits n'ait été communiqué dans l'immédiat par la juridiction. ## Le woofing, un cadre juridique fragile Le « woofing », contraction de « Working Weekends on Organic Farms », s'est développé en France depuis les années 2000 comme un mode d'échange non marchand entre hôtes et volontaires. Ce dispositif repose largement sur la confiance mutuelle et ne bénéficie pas d'un encadrement contractuel systématique, ce qui pourrait faciliter les abus. Selon plusieurs associations agricoles, les signalements de litiges liés à ce type d'accueil resteraient toutefois marginaux rapportés au nombre d'échanges annuels, estimé à plusieurs milliers en France. ## Un profil déjà connu des services Le surnom de « routard de l'arnaque » attribué à Frédérick Quinton suggère, selon les éléments disponibles, un parcours délictueux possiblement antérieur. La condamnation prononcée vendredi comprend une peine d'un an ferme, le solde étant assorti d'un sursis probatoire, dispositif qui impose au condamné des obligations de suivi et de réparation. Contactée, la juridiction nîmoise n'a pas apporté de précision complémentaire sur les modalités d'exécution de cette peine. ## Des victimes agricultrices, un secteur exposé Les deux plaignantes exercent une activité agricole dans le Gard, département où les exploitations de petite taille restent nombreuses. Ces structures, souvent isolées et en quête de main-d'œuvre saisonnière, pourraient constituer une cible privilégiée pour des individus mal intentionnés. La Chambre d'agriculture du Gard n'a pas réagi publiquement à cette décision dans l'immédiat. Cette condamnation rappelle que les dispositifs collaboratifs, aussi vertueux soient-ils dans leur principe, demeurent exposés à des détournements. Elle pourrait relancer les discussions sur la nécessité d'un encadrement plus strict des échanges de type woofing, notamment via des plateformes de mise en relation offrant des garanties d'identification.