Onyx Infos

Désormais capable de frapper la Russie en profondeur, l’Ukraine inverse la menace

Une · · Par Claire BERNARD

Désormais capable de frapper la Russie en profondeur, l’Ukraine inverse la menace

Désormais capable de frapper la Russie en profondeur, l’Ukraine inverse la menace Depuis plusieurs semaines, le conflit ukrainien connaît un renversement tactiq

Désormais capable de frapper la Russie en profondeur, l’Ukraine inverse la menace

Depuis plusieurs semaines, le conflit ukrainien connaît un renversement tactique significatif. Alors que Moscou préparait une nouvelle offensive de printemps, Kiev a non seulement réussi à stopper la progression russe mais a également développé une capacité de frappe inédite en territoire ennemi, jusqu’à 1 000 kilomètres à l’intérieur des frontières russes. Selon une analyse détaillée publiée par Le Figaro le 16 juin 2026, sous la plume de Nicolas Barotte, l’armée ukrainienne aurait ainsi inversé le rapport de menace, passant d’une position défensive à une posture de dissuasion stratégique.

Une stratégie de contournement et de paralysie

L’offensive russe tant redoutée n’a pas eu lieu. D’après les informations rapportées par Le Figaro, les forces ukrainiennes seraient parvenues, ces deux derniers mois, à contrecarrer la lente progression de leur adversaire en densifiant ce que les experts appellent la « kill zone ». Cette zone, située sur le champ de bataille, est devenue un espace où les drones ukrainiens traquent et frappent systématiquement toute unité russe détectée. Cette approche aurait permis de réduire considérablement la mobilité et l’efficacité des troupes russes, les contraignant à une guerre de position coûteuse.

Par ailleurs, un facteur technique majeur aurait joué en faveur de Kiev. Selon Le Figaro, les forces ukrainiennes auraient profité de la coupure des communications satellitaires Starlink au profit des forces russes. Ces dernières utilisaient en effet le réseau Starlink, tout comme l’armée ukrainienne, pour piloter leurs drones. Sans cet accès, les unités russes se seraient retrouvées partiellement paralysées, privées d’un outil essentiel à la coordination et à la frappe de précision. Cette perturbation technologique aurait été exploitée par Kiev pour accentuer la pression sur les lignes arrière adverses.

La nouvelle doctrine de frappe en profondeur

L’élément le plus marquant de cette inversion stratégique réside dans le développement d’une nouvelle doctrine de frappe ukrainienne. D’après l’analyse du journal, l’armée ukrainienne aurait désormais la capacité de mener des attaques dans la moyenne et la grande profondeur, c’est-à-dire à 150 kilomètres derrière le front, mais également jusqu’à 1 000 kilomètres à l’intérieur du territoire russe, à un niveau qualifié de « stratégique ». Cette capacité permettrait de viser des infrastructures critiques, des centres de commandement ou des bases logistiques situées loin des lignes de front.

Les images diffusées le 3 juin 2026, montrant de la fumée épaisse s’échappant après que des drones ukrainiens ont frappé des infrastructures à Saint-Pétersbourg, illustrent cette nouvelle réalité. Atteindre une métropole située à plus de 800 kilomètres de la frontière ukrainienne constituerait un bond technologique et tactique majeur. Le Figaro précise que, malgré les capacités de brouillage russes toujours puissantes, les attaques ukrainiennes parviendraient à atteindre leurs cibles, ce qui témoignerait d’une adaptation constante des moyens de guerre électronique et des drones utilisés.

Des implications géopolitiques et stratégiques

Ce renversement de menace pourrait avoir des conséquences profondes sur l’équilibre du conflit. Jusqu’à présent, l’Ukraine était principalement perçue comme un État en défense, subissant des frappes sur son territoire. Désormais, en étant capable de frapper Moscou ou Saint-Pétersbourg, Kiev introduit un élément de dissuasion qui pourrait contraindre Moscou à revoir sa stratégie militaire. La possibilité d’attaques en profondeur obligerait la Russie à redéployer des moyens de défense aérienne et de brouillage sur l’ensemble de son territoire, diluant ainsi ses capacités sur le front.

En outre, cette évolution pourrait modifier la perception du conflit au sein de la population russe. Des frappes sur des grandes villes, même sporadiques, pourraient accentuer la pression politique sur le Kremlin. Le Figaro suggère que cette stratégie de frappe en profondeur vise à affaiblir « l’ours russe » non seulement militairement, mais aussi économiquement et psychologiquement, en perturbant les chaînes logistiques et en créant un sentiment d’insécurité dans des zones jusqu’alors épargnées par les combats.

Si cette capacité de frappe ukrainienne semble désormais avérée, son efficacité à long terme reste à démontrer. La guerre électronique russe, bien que mise en difficulté, pourrait s’adapter, et les stocks de drones longue portée de l’Ukraine pourraient s’épuiser sans un soutien occidental accru. Ce nouveau chapitre du conflit, marqué par une inversion de la menace, ouvre la voie à une phase où la dissuasion et la guerre à distance pourraient primer sur les affrontements directs sur le front.