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Des larmes, des portes qui claquent et une fausse appendicite : comment Jean-Michel Aulas a tout perdu à Lyon

Une · · Par Claire BERNARD

Des larmes, des portes qui claquent et une fausse appendicite : comment Jean-Michel Aulas a tout perdu à Lyon

# Des larmes, des portes qui claquent et une fausse appendicite : comment Jean-Michel Aulas a tout perdu à Lyon Le 16 juin 2026, le journal Le Figaro a publié u

# Des larmes, des portes qui claquent et une fausse appendicite : comment Jean-Michel Aulas a tout perdu à Lyon Le 16 juin 2026, le journal *Le Figaro* a publié un récit détaillé de la chute politique de Jean-Michel Aulas, ancien président de l'Olympique Lyonnais, qui avait pourtant été donné favori des sondages pour remporter la mairie de Lyon. En moins d'une semaine, l'ancien chef d'entreprise a vu ses délégations de premier vice-président de la métropole lui être retirées, puis a subi la défection de 17 de ses 27 élus au sein du groupe Cœur Lyonnais, après les révélations d'une plainte pour « viol aggravé » déposée contre son ancien directeur de campagne, Roman Abreu. ## Une enquête préliminaire qui fait basculer la campagne Selon les informations rapportées par *Le Figaro*, c'est le mercredi 10 juin 2026 que BFM Lyon a révélé qu'une plainte avait été déposée contre Roman Abreu, tête pensante de la campagne municipale de Jean-Michel Aulas. Cette plainte émane d'une militante et élue de Cœur Lyonnais, qui accuse l'ex-directeur de campagne de « viol aggravé » remontant au début du mois de janvier. L'ouverture d'une enquête préliminaire a immédiatement provoqué une onde de choc au sein de la majorité métropolitaine, d'autant plus que Roman Abreu était considéré comme le stratège central de la campagne d'Aulas. Le candidat, qui avait bâti sa communication sur une image de rassembleur et de gestionnaire efficace, s'est retrouvé fragilisé par cette affaire judiciaire, dont les ramifications politiques n'ont pas tardé à se faire sentir. ## Un retrait précipité des délégations et une défection massive Dans les jours qui ont suivi ces révélations, Jean-Michel Aulas a été contraint de quitter son poste de premier vice-président de la métropole de Lyon. D'après des sources gouvernementales citées par *Le Figaro*, cette mise en retrait a été actée rapidement, sous la pression des partenaires de la majorité locale. Par ailleurs, le groupe Cœur Lyonnais à la ville de Lyon a connu une hémorragie sans précédent : 17 de ses 27 membres ont annoncé leur départ, jugeant que la situation n'était plus tenable. Ce désaveu massif a sonné le glas des ambitions municipales de l'ancien patron de l'OL, qui avait pourtant capitalisé sur sa notoriété et son réseau d'affaires pour s'imposer comme le candidat naturel de la droite et du centre à Lyon. Les coulisses de cette semaine, décrites par *Le Figaro*, évoquent des larmes, des portes qui claquent et même une fausse appendicite, symptômes d'une implosion politique aussi brutale que spectaculaire. ## Les conséquences pour la scène politique lyonnaise Cette affaire pourrait avoir des répercussions durables sur l'équilibre politique de la métropole lyonnaise. Jean-Michel Aulas, qui avait su fédérer autour de sa candidature des élus issus de divers horizons, laisse désormais un vide à combler dans un paysage local déjà marqué par des tensions entre les différentes factions. Les 17 élus dissidents, selon des informations rapportées par *Le Figaro*, pourraient former un nouveau groupe ou rejoindre d'autres formations, tandis que les 10 membres restants de Cœur Lyonnais tentent de maintenir une structure affaiblie. Par ailleurs, l'enquête préliminaire pour « viol aggravé » suit son cours, et Roman Abreu, qui n'a pas encore été entendu par les enquêteurs, pourrait faire l'objet de nouvelles révélations. La situation de Jean-Michel Aulas, qui avait construit sa légende sur la gestion de l'Olympique Lyonnais, semble désormais compromise, du moins à court terme, sur la scène politique. ## Une trajectoire politique brisée par une affaire judiciaire La chute de Jean-Michel Aulas illustre la fragilité des constructions politiques fondées sur une image personnelle et sur la notoriété acquise dans le monde des affaires. Selon des sources proches du dossier, l'ancien chef d'entreprise aurait sous-estimé l'impact des affaires judiciaires sur sa crédibilité politique, d'autant plus que la plainte visait son plus proche collaborateur. Les larmes évoquées par *Le Figaro* témoignent d'un homme qui a vu s'effondrer en quelques jours un projet patiemment construit. Reste à savoir si Jean-Michel Aulas pourra rebondir, ou si cette affaire marque la fin définitive de ses ambitions municipales à Lyon. L'avenir politique de la métropole, quant à lui, s'annonce incertain, alors que les élections municipales de 2026 approchent et que les alliances se recomposent dans l'urgence.