Des hauts placés du Hamas confirment un accord sur les armes du mouvement et le retrait graduel d'Israël de Gaza

La confirmation émane directement de hauts responsables du Hamas, qui ont déclaré vendredi à l'AFP qu'un accord avait été trouvé avec Israël concernant les arme
La confirmation émane directement de hauts responsables du Hamas, qui ont déclaré vendredi à l'AFP qu'un accord avait été trouvé avec Israël concernant les armes du mouvement et le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza. Ces déclarations interviennent alors que la deuxième phase de la trêve, négociée sous l'égide de médiateurs internationaux, semble entrer dans une phase d'application concrète.
### Un accord en deux volets : désarmement et retrait israélien
Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, un responsable du Hamas a indiqué qu'« un accord a été trouvé concernant la question des armes », ajoutant qu'un accord avait également été conclu sur un « retrait progressif » des forces israéliennes de la bande de Gaza. Cette double annonce constitue une évolution significative dans le processus de négociation, qui butait jusqu'ici sur ces deux points sensibles. Le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza depuis 2007, n'avait jamais officiellement accepté de discuter de son arsenal militaire dans le cadre d'un accord négocié avec Israël.
Toutefois, les modalités précises de ce désarmement n'ont pas été détaillées par les responsables interrogés. Il semblerait que des mécanismes de supervision et de calendrier restent à définir, ce qui pourrait expliquer la prudence des déclarations officielles. Le retrait progressif des troupes israéliennes, quant à lui, s'inscrirait dans un schéma déjà évoqué lors des phases précédentes de la trêve, avec des zones de déploiement réduites par étapes.
### Le rôle central des médiateurs et du Conseil de paix
D'après les déclarations rapportées, le Hamas compte explicitement sur les médiateurs et sur le Conseil de paix, créé en janvier par le président américain Donald Trump, pour garantir le respect des termes de l'accord par Israël. Cette référence au Conseil de paix, une instance encore méconnue dans ses modalités opérationnelles, suggère une implication américaine renforcée dans la supervision du processus. Le mouvement islamiste semble ainsi vouloir sécuriser les engagements pris, en s'appuyant sur une garantie internationale qui pourrait contraindre l'État hébreu à honorer ses obligations.
Selon Ghazi Hamad, membre de l'équipe de négociation du Hamas, le mouvement a consenti à des « concessions pour le bien de notre peuple dans la bande de Gaza, afin de le sauver de la mort et du déplacement ». Cette formulation, rapportée par l'AFP, traduit la pression humanitaire qui pèse sur les négociateurs palestiniens, alors que la population gazaouie subit les conséquences d'un conflit qui a déjà causé des milliers de victimes et un déplacement massif de civils.
### Des concessions aux implications incertaines
La reconnaissance explicite par le Hamas d'un accord sur ses armes constitue un précédent historique dans le conflit israélo-palestinien. Le mouvement, qui a toujours fait de sa capacité militaire un élément central de sa doctrine, pourrait toutefois interpréter ces dispositions de manière souple, en conservant une partie de son arsenal hors de tout contrôle visible. Les observateurs notent par ailleurs que le retrait progressif israélien ne signifie pas nécessairement un retrait total, et que des « zones tampons » pourraient être maintenues le long de la frontière.
Par ailleurs, la référence au Conseil de paix créé par Donald Trump soulève des interrogations sur l'architecture diplomatique qui encadre cet accord. Cette instance, dont la composition et les prérogatives exactes restent floues, pourrait jouer un rôle de supervision ou d'arbitrage en cas de litige entre les parties. Les médiateurs traditionnels, notamment le Qatar et l'Égypte, demeurent également impliqués dans le processus, selon les informations disponibles.
### Une trêve fragile sous pression humanitaire
L'annonce de cet accord intervient dans un contexte de fragilité persistante, alors que des frappes israéliennes ont encore été signalées fin juillet, notamment sur la mosquée Al-Muttaqin dans la ville de Gaza, le 28 juillet 2026. Ces opérations militaires, documentées par l'AFP, rappellent que la trêve reste sujette à des violations ponctuelles et que la confiance entre les parties demeure limitée. La population civile, prise entre les opérations militaires et les difficultés d'acheminement de l'aide humanitaire, constitue l'enjeu central de cette phase de négociation.
La mise en œuvre effective de l'accord dépendra de la capacité des médiateurs à instaurer un mécanisme de vérification crédible, ainsi que de la volonté politique des deux camps à honorer leurs engagements. Le Hamas, en acceptant de discuter de ses armes, a franchi un pas que peu d'observateurs anticipaient, mais les conditions de cette concession pourraient en déterminer la portée réelle. L'évolution de la situation dans les prochaines semaines permettra de mesurer si cet accord constitue une avancée durable ou une simple étape dans un processus encore incertain.