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«Des gens qui ne devraient pas être en vie»: la France dénonce les propos du ministre Ben Gvir sur Gaza

Monde · · Par Claire BERNARD

«Des gens qui ne devraient pas être en vie»: la France dénonce les propos du ministre Ben Gvir sur Gaza

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné mercredi avec une fermeté inhabituelle les déclarations du ministre israélien de la S

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné mercredi avec une fermeté inhabituelle les déclarations du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Ce dernier a suggéré qu'Israël devrait tuer « 30 ou 40 » personnes « chaque nuit à Gaza », des propos qualifiés d'« insupportables et inhumains » par le chef de la diplomatie française, selon des informations rapportées par RFI. ### Une déclaration qui franchit un seuil dans le conflit Les propos attribués à Itamar Ben Gvir, figure de l'aile la plus radicale de la coalition gouvernementale israélienne, ont été rapportés par les médias internationaux. Selon ces éléments, le ministre aurait estimé qu'Israël ne devrait pas se limiter à une réponse militaire ciblée, mais adopter une stratégie d'élimination massive et continue. La formule « des gens qui ne devraient pas être en vie », également prêtée à Ben Gvir, a suscité une onde de choc dans les chancelleries européennes, bien que la France soit la première à avoir réagi officiellement par la voix de Jean-Noël Barrot. Cette sortie intervient dans un contexte où les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza se poursuivent, malgré les appels répétés de la communauté internationale en faveur d'un cessez-le-feu. Le choix des mots par un ministre en exercice, évoquant un rythme quotidien de victimes potentielles, marquerait une escalade rhétorique significative. Aucune confirmation officielle de ces propos n'a toutefois été fournie par le gouvernement israélien au moment de la publication de ces informations. ### La réaction française : une condamnation sans ambiguïté Jean-Noël Barrot, cité par RFI, a exprimé sa révulsion face à ces déclarations, les qualifiant de contraires aux principes fondamentaux du droit international humanitaire. Le ministre français a souligné que de tels discours, s'ils étaient avérés, seraient de nature à compromettre davantage les perspectives d'une solution négociée. La France, qui a historiquement maintenu une position équilibrée au Proche-Orient, semble ici durcir le ton face à ce qu'elle perçoit comme une provocation directe aux valeurs universelles. Cette condamnation s'inscrit dans une séquence diplomatique tendue. Paris a multiplié ces dernières semaines les initiatives pour tenter de désamorcer la crise, notamment par des consultations avec ses partenaires européens et arabes. La déclaration de Ben Gvir, si elle venait à être confirmée dans sa teneur exacte, pourrait compliquer ces efforts et renforcer les critiques adressées à la conduite de la guerre par l'État hébreu. ### Un contexte régional déjà hautement inflammable La bande de Gaza demeure le théâtre d'une catastrophe humanitaire majeure, avec des bilans humains qui s'alourdissent de jour en jour. Les déclarations du ministre israélien interviennent alors que les négociations indirectes sur une trêve semblent au point mort, chaque camp campant sur des positions maximalistes. Par ailleurs, les tensions en Cisjordanie et à Jérusalem-Est continuent d'alimenter un cycle de violences, rendant toute perspective de désescalade particulièrement fragile. Les réactions internationales à ces propos devraient se multiplier dans les prochaines heures. La communauté diplomatique, déjà mobilisée sur la question d'un éventuel cessez-le-feu, pourrait voir dans ces déclarations un obstacle supplémentaire à la reprise d'un dialogue, d'autant plus que des élections anticipées en Israël font l'objet de spéculations persistantes. La position française, en condamnant sans détour ces paroles, pourrait inciter d'autres capitales européennes à emboîter le pas, même si aucune coordination officielle n'a été annoncée à ce stade.