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"Des faits inacceptables" : agressé pendant la feria, le maire de ce village de l’Hérault porte plainte, un homme interpellé

Une · · Par Claire BERNARD

"Des faits inacceptables" : agressé pendant la feria, le maire de ce village de l'Hérault porte plainte, un homme interpellé Dans la nuit de vendredi à samedi,

"Des faits inacceptables" : agressé pendant la feria, le maire de ce village de l'Hérault porte plainte, un homme interpellé

Dans la nuit de vendredi à samedi, alors que la feria battait son plein à Aniane, une commune de l'Hérault, le maire Philippe Salasc a été violemment pris à partie. Selon des informations rapportées par Midi Libre, l'élu a déposé une plainte ce samedi 11 juillet, et un homme, soupçonné d'être l'auteur de l'agression, a été interpellé par les forces de l'ordre.

Une agression sur fond de fête locale

D'après le récit du quotidien régional, les faits se seraient déroulés aux alentours de 6 heures du matin, alors que la feria d'Aniane — un événement festif populaire dans la région — attirait encore de nombreux participants. Le maire Philippe Salasc, qui se trouvait sur place, aurait été pris à partie par un individu. Les circonstances précises de l'altercation n'ont pas été entièrement détaillées par les sources officielles, mais Midi Libre évoque une agression "violente", sans préciser la nature exacte des coups ou des blessures subies par l'édile.

L'élu, qui occupe la fonction de maire de cette commune de près de 2 000 habitants depuis plusieurs mandats, aurait immédiatement déposé une plainte. Une enquête a été ouverte, et un suspect, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été interpellé dans la foulée. Les autorités locales n'ont pas communiqué sur les motivations présumées de l'agresseur, mais l'hypothèse d'un différend lié à l'organisation de la feria ou à des tensions personnelles n'est pas exclue.

Une réaction politique et judiciaire rapide

Le maire Philippe Salasc, joint par Midi Libre, a qualifié les faits d'"inacceptables", tout en appelant au calme. Il a également remercié les forces de l'ordre pour leur réactivité. Cette agression intervient dans un contexte où les élus locaux sont de plus en plus exposés à des violences, qu'elles soient verbales ou physiques, souvent liées à des conflits de voisinage, des décisions municipales ou des tensions lors de rassemblements publics.

Selon des données du ministère de l'Intérieur, les agressions contre les élus ont augmenté de 32 % en 2022 par rapport à l'année précédente, un chiffre qui pourrait être actualisé pour 2023. Dans l'Hérault, plusieurs maires ont déjà été victimes d'incidents similaires ces dernières années, notamment lors de fêtes locales ou de manifestations. La plainte déposée par Philippe Salasc devrait donc être suivie de près par la gendarmerie, qui cherche à établir les faits et à déterminer si l'agression était préméditée ou non.

Des précédents dans la région

Cette affaire rappelle d'autres incidents survenus dans des communes de l'Hérault. En 2022, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, avait été pris à partie lors d'une sortie nocturne, bien que les faits n'aient pas donné lieu à une plainte. Plus récemment, en avril 2023, un élu de la commune de Pézenas avait été agressé verbalement lors d'un conseil municipal houleux. Ces événements soulèvent la question de la sécurité des élus, qui sont souvent en première ligne lors de manifestations ou de festivités populaires.

Le parquet de Montpellier, qui a été saisi de l'affaire, n'a pas encore communiqué sur les suites judiciaires. L'homme interpellé pourrait être déféré devant un juge dans les prochains jours, en fonction des résultats de l'enquête préliminaire. Le maire, quant à lui, devrait reprendre ses fonctions municipales, mais cette agression pourrait avoir un impact sur son moral et sa perception de la sécurité locale.

Une affaire qui interroge

Alors que la feria d'Aniane se poursuit ce week-end, cet incident jette une ombre sur la fête locale. Les organisateurs ont appelé au respect des règles et à la sérénité, mais l'agression du maire pourrait inciter les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité lors des prochains rassemblements. L'enquête devra déterminer si cet acte était isolé ou s'il s'inscrit dans un climat de tensions plus large. En attendant, Philippe Salasc a indiqué qu'il restait déterminé à défendre les intérêts de sa commune, malgré "des faits inacceptables" qui, selon lui, ne doivent pas rester impunis.